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"Non au permis de tuer" : des manifestations en France contre la proposition de loi sur la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre
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Dimanche 20 septembre, des manifestations ont eu lieu à Paris, à Marseille ou encore à Lyon contre la proposition de loi sur la présomption d'usage légitime des armes par les forces de l'ordre. Des députés de gauche ont notamment défilé.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
"Non au permis de tuer", c'est le message qu'entendaient délivrer les manifestants réunis à Paris, dimanche 20 septembre. Ils étaient plus de 20 000 à défiler dans les rues de la capitale, selon la préfecture. Leur objectif : faire échouer la proposition de loi sur la présomption d'usage légitime des armes par les forces de l'ordre.
"Le permis de tuer, qui est cette loi, c'est une source d'intimidation, c'est une possibilité pour les policiers de nous empêcher de manifester et d'exprimer nos droits", estime un homme. "Actuellement, il faut prouver qu'on est une victime. On ne peut plus prouver qu'on est une victime quand on est déjà mort", affirme un autre manifestant.
Votée le 7 juillet dernier par les députés, la proposition de loi prévoit que les policiers et les gendarmes sont présumés avoir agi dans le respect de la loi quand ils font usage de leurs armes. Pour les députés de gauche présents dans le cortège, l'enjeu est désormais d'empêcher que le texte soit inscrit à l'ordre du jour du Sénat. "En République, il ne peut y avoir d'organisation d'impunité policière. Il ne peut y avoir une catégorie de citoyens qui a le droit de vie ou de mort sur d'autres citoyens", a dénoncé Mathilde Panot, députée LFI.
De leur côté, les syndicats de police demandent à pouvoir faire usage de leurs armes face à des individus de plus en plus violents, selon eux. "C'est les chiffres qui le montrent : 17 policiers qui sont blessés par des actes de violences dans notre pays, ce sont des chiffres qui ne cessent d'augmenter. Vous avez des hommes et des femmes derrière un uniforme, on n'est pas payé pour être les punching-balls de la République", déclare Axel Ronde, porte-parole du syndicat CFTC Police.
Dans le reste de la France, plus de 10 000 personnes ont défilé contre la proposition de loi, notamment à Marseille (Bouches-du-Rhône), Lyon (Rhône) et Toulouse (Haute-Garonne).
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