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Actualité : Voitures électriques : les aides à l’achat bientôt réduites sur certains modèles, le gouvernement s’apprête à faire flamber la facture
En voulant réformer l’éco-score et faire des économies, le gouvernement Lecornu ferait grimper la facture en réduisant les aides à l’achat pour certains modèles de voitures électriques, voire en les éliminant.
© North Monaco/Shutterstock - Les aides à l'achat de voitures électriques rabotées par le gouvernement dès le mois d'octobre, la mauvaise nouvelle de la rentrée 2026 pour les acheteurs
L’éco-score, indispensable pour débloquer le bonus écologique et le leasing social, s’apprête à être chamboulé, et cela ne va pas faciliter l’achat de certaines voitures électriques. Le gouvernement envisage en effet d’introduire une catégorie ciblant les grands véhicules, tout en durcissant en contrepartie les critères pour le reste du marché. Un changement qui sanctionnerait directement plusieurs modèles très populaires, dès lors incapables de répondre aux exigences strictes de l’exécutif.
Mis en place fin 2023, l’éco-score évalue l’empreinte carbone d’un véhicule électrique, en prenant en compte l’ensemble de son cycle industriel : de l’extraction des matières premières au raffinage, en passant par la fabrication de la batterie et l’acheminement en France. C’est aujourd’hui l’indicateur phare pour les constructeurs et les acheteurs, puisqu’il conditionne la prime à l’achat et l’accès au leasing social.
Pour y prétendre, chaque modèle doit décrocher un score d’au moins 60 points sur 80. Jusqu’à présent, le barème fonctionnait de manière binaire, regroupant la quasi-totalité du marché automobile au sein d’une unique catégorie, alors que la seconde ciblait très peu de citadines (moins de 200 l de coffre ou moins de 170 km d’autonomie WLTP).
Le ministère de la Transition Écologique propose d’introduire une nouvelle tranche dédiée aux modèles plus volumineux, ceux dotés de sept places ou plus, d’un coffre d’au moins 410 l ou de 550 km d’autonomie WLTP. Mais si ces grands gabarits conservent le plafond de 21 000 kg d’équivalent CO₂, l’exécutif contrebalance ce traitement de faveur en durcissant le barème de la catégorie principale, désormais abaissé à 19 300 kg.
Avec ces changements, le gouvernement frapperait de plein fouet les berlines compactes et les crossovers familiaux, soit le cœur des ventes françaises. Des best-sellers comme le Renault Scénic E-Tech, les déclinaisons à grosse batterie de la Renault Mégane E-Tech ou du Peugeot e-3008, mais aussi des modèles premium passés de justesse comme l’Audi Q6 e-tron ou encore le Mercedes EQB, risqueraient ainsi de basculer sous le seuil des 60 points lors des prochaines réévaluations.
Avant toute mise en place, ce projet d’arrêté fait l’objet d’une consultation publique expresse, ouverte jusqu’au 7 octobre 2026. Il entrerait ensuite rapidement en vigueur, rabotant les aides à l’achat pour de nombreux modèles électriques et alourdissant la facture de plusieurs milliers d’euros pour les automobilistes.
Alors que le projet de loi de finances 2027 commencera à être débattu à partir de la mi-octobre, cette manœuvre apparaît comme un avant-goût des coupes budgétaires drastiques. Une évolution qui permettrait surtout à l’État de freiner en silence les dépenses du bonus et du leasing social, sans assumer politiquement une baisse frontale des aides.
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