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"Ils se battent avec le peu de moyens" : en Essonne, l'émotion après l'agression d'une enseignante par un enfant en situation de handicap
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
Une enseignante a été agressée par un enfant de 8 ans à Évry-Courcouronnes (Essonne). L'enfant, atteint d'un très lourd handicap selon le ministre de l'Éducation, attendait une place dans un établissement spécialisé. Le ministre réclame aujourd'hui une solution d'accueil en urgence.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Retour en classe jeudi 24 septembre, au matin, dans une école d'Évry-Courcouronnes (Essonne). Le directeur est présent pour rassurer. Quelques jours plus tôt, pendant la récréation, un petit garçon en situation de handicap se serait d'abord disputé avec un camarade avant de frapper sa maîtresse qui tentait de les séparer.
Face à cet incident, des parents d'élèves soutiennent l'enfant autant que les enseignants. "Franchement, ils font de leur mieux, ils se battent avec le peu de moyens qu'ils ont. Les maîtresses, elles se découpent en deux et lui, il n'a que 8 ans. C'est un gosse qui fait ce qu'il peut avec les moyens qu'on a dans l'école", souffle une mère.
L'enfant souffre de troubles psychologiques sérieux. En colère, il aurait donné plusieurs coups à son enseignante. Elle a reçu un arrêt de travail de sept jours. Une situation ingérable selon les professeurs. Ils étaient en grève mardi 22 septembre pour dénoncer un manque d'AESH, du personnel qualifié pour accompagner les enfants porteurs d'un handicap. Interrogé par France Télévisions, le rectorat assure que l'AESH de l'enfant était bien présente ce jour-là.
Depuis un an, la famille attendait une place dans un institut spécialisé. Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale, a lancé une procédure d'urgence : "J'ai demandé au recteur de l'Académie de Versailles et au directeur général de l'Agence régionale de santé de travailler ensemble pour trouver, de manière urgente, et donc dans les heures ou jours qui viennent effectivement une place d'accueil." Des recrutements d'AESH sont en cours dans le département.
L'école où l'incident s'est produit est jugée prioritaire.