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Actualité : OpenAI chiffre à 14 % les emplois européens menacés par l'IA, et la France n'est pas épargnée
OpenAI a publié une étude sur l'effet de l'IA sur l'emploi dans l'Union européenne et ça fait froid dans le dos. Le rapport chiffre à 14 % les emplois européens à fort potentiel d'automatisation. La France n'est pas épargnée dans cette recherche méne par le créateur de ChatGPT.
En juin 2026, l'équipe de recherche économique d'OpenAI a utilisé un cadre déjà testé aux États-Unis mais pour l'Europe. Précisons toutefois que le de document décrit des "pressions de transition", ce n'est pas une prédiction de pertes d'emplois. Du moins, selon OpenAI.
L'étude couvre plus de 2 600 métiers décrits dans la classification européenne ESCO, avec les données d'emploi d'Eurostat. OpenAI utilise trois repères : l'exposition technique à l'IA, l'obligation d'une présence humaine et la réaction de la demande à une baisse des prix.
Le modèle répartit l'emploi en quatre catégories. On parle de 14 % des postes à fort potentiel d'automatisation et de 27 % de métiers qui vont se réorganiser. Ensuite 12 %, de métiers qui pourraient croître avec l'IA et 47 % à changement moins immédiat.
Les métiers les plus exposés partagent un point commun. Le rapport ne demande aucune présence humaine pour ces métiers, et la demande réagit peu à une baisse des prix. OpenAI cite les commis à la saisie de données, les gestionnaires de paie, les téléconseillers et les agents pour l'emploi. L'IA traite déjà une large part de leurs tâches.
La France se situe près de la moyenne européenne. Le rapport place 13 % de ses métiers à fort potentiel d'automatisation, sous l'Allemagne, la Grèce et l'Italie. La réorganisation concerne 29 % des postes, au-dessus des 27 % du continent. Les métiers qui pourraient croître avec l'IA pèsent 13 %, et 45 % pointent vers un changement moins immédiat.
Le rapport refuse pourtant de parler de disparition. Ces catégories décrivent des pressions. L'étude situe 47 % des métiers dans un changement moins immédiat. Selon OpenAI, environ 27 % se réorganiseront surtout, avec des tâches et des méthodes qui évoluent sans suppression du poste.
Aux États-Unis, la part à fort potentiel d'automatisation atteint 18 %, contre 14 % en Europe. Le rapport s'appuie aussi sur une analyse de la Banque centrale européenne où, en moyenne, les entreprises qui utilisent l'IA ne réduisent pas leurs effectifs. Les sociétés qui investissent le plus dans l'IA embauchent même davantage.
Le rapport explique aussi pourquoi l'humain garde une place centrale. Dans 49 % des cas, la raison est physique, le geste et la présence sur le terrain. Dans 28 %, la raison est la responsabilité légale ou professionnelle. Dans 9 %, la relation et la confiance dominent.
Les enseignants et enseignantes ont un rôle relationnel, l'instruction et le suivi passent par une personne. Le métier d'infirmier-infirmière échappe aussi à l'IA, car les soins au lit du patient réclament une présence. Le document range aussi les avocats, les agents des douanes, les sages-femmes et les travailleurs sociaux dans cette catégorie qui a besoin de l'humain.