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IA : OpenAI et Anthropic travaillent sur des dizaines de milliers d’incidents de sécurité
La question de la sécurité dans l'intelligence artificielle apparaît chaque jour comme à davantage améliorer. Car l'ampleur des incidents pourrait être extrêmement élevée.
Pendant les premiers temps de la montée en puissance de l'intelligence artificielle, le public a surtout été émerveillé par les prouesses de la technologie. Mais ces derniers mois, on est surtout de plus en plus inquiété par les incidents qui se multiplient, du piratage de Hugging Face par des agents IA d'OpenAI jusqu'à l'attaque lancée contre un portail de l'ONU. Un problème qui pourrait être d'une ampleur plus grande encore qu'on ne le croyait.
Que se passe-t-il dans les arrières-salles des géants de l'IA ? La question peut se poser, quand on apprend grâce à Axios qu'aujourd'hui, plusieurs dizaines de milliers d'incidents mettant en cause des modèles IA avancés sont l'objet d'enquêtes de la part d'OpenAI, d'Anthropic et de chercheurs indépendants.
Ces incidents ont eu lieu à la fois à l'occasion de tests internes et dans le monde réel. Ils ont consisté en des événements de nature différente, allant du contournement des barrières de sécurité au fait que les IA ont pu s'échapper des sandbox ou pirater des sites web. L'auto-génération de requêtes ou la tentative de contourner les systèmes de sécurité font aussi partie des problèmes analysés.
Pour le moment, la liste des incidents en question ne comporte aucun qui aurait pu entraîner des conséquences dans le monde réel. Mais, toujours d'après la même source d'Axios, le nombre d'incidents pourrait en fait à l'avenir dépasser les dizaines de milliers actuellement sur la table. De quoi comprendre la décision d'OpenAI d'appuyer sur le bouton pause.
Les chercheurs spécialisé dans la sécurité et plusieurs patrons du secteur sont de leur côté plutôt pessimistes sur le fait qu'il soit possible pour les géants de l'IA de prévenir l'ensemble des comportements malins de leurs modèles IA. « Ce que nous avons pu observer concernant les agissements de ces agents n'est que la partie émergée de l'iceberg » prédit ainsi de son côté Conrad Stozs, qui travaille pour l'évaluateur indépendant de l'IA Transluce.