// LES NUMÉRIQUES — HARDWARE & GADGET
Actualité : Le Graal de la voiture électrique a une date : BYD promet la batterie solide pour 2027
Le premier constructeur mondial de voitures électriques affirme qu'un de ses modèles embarquera une batterie à électrolyte solide l'an prochain. Ni nom, ni autonomie annoncée, mais une échéance qui bouscule toute la concurrence.
© Roman Zaiets - Derrière ce blason, le premier constructeur mondial de voitures électriques prépare sa batterie solide pour 2027.
Voilà plus de dix ans que la batterie solide joue les Arlésiennes. Chaque salon apporte sa "percée", chaque constructeur son calendrier élastique. BYD vient de planter un jalon précis. Interrogée par le site espagnol Carwow.es lors d'un entretien tourné à Valence mi-septembre, Stella Li, vice-présidente exécutive du géant chinois, revendique une avance nette.
En matière de batteries solides, BYD occupe la première place, pour la technologie comme pour la commercialisation. Pour le prouver, nous aurons l'an prochain un premier modèle équipé de cette technologie.
L'annonce reste volontairement floue. Stella Li n'a désigné aucun véhicule et n'a précisé ni trimestre ni volume, si bien qu'on ignore encore s'il s'agira d'une voiture vendue en concession ou d'une vitrine technologique. Selon des sources de CarNewsChina, la future berline porte-étendard de la marque de luxe Yangwang tiendrait la corde. BYD ne l'a pas confirmé.
La Yangwang U7, actuelle berline de luxe du groupe BYD. Sa future grande sœur pourrait inaugurer la batterie solide, selon CarNewsChina.
Le calendrier colle en revanche aux engagements antérieurs. En février 2025, Sun Huajun, directeur technique de FinDreams Battery, la filiale batteries du groupe, évoquait de premières installations de démonstration vers 2027, puis une production de masse aux alentours de 2030. En février 2026, les relations investisseurs de BYD ont fait état de progrès sur la longévité et la recharge rapide, avec de petites séries attendues en 2027.
Le constructeur mise sur un électrolyte solide à base de sulfures, réputé plus conducteur, plus stable et moins inflammable que le liquide des batteries lithium-ion actuelles. Son talon d'Achille reste financier : les précurseurs sulfurés coûtent aujourd'hui des dizaines de fois plus cher que les matériaux conventionnels.
D'où une diffusion par le haut. Lian Yubo, scientifique en chef du groupe, réserve la technologie aux modèles premium, en tandem avec les batteries lithium-fer-phosphate (LFP) qui continueront d'équiper le gros de la gamme.
Toyota vise 2027 ou 2028, SAIC le même horizon, et Geely promet un millier de véhicules de démonstration dès l'an prochain, répartis entre Volvo, Polestar, Zeekr et le reste de sa galaxie de marques. La course se jouera à quelques mois près.