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Ménopause : une étude de 18 ans révèle un lien inquiétant entre son âge d'apparition et la maladie d'Alzheimer
Plus de la moitié de la population mondiale traverse cette étape biologique majeure, pourtant longtemps taboue. Les fluctuations hormonales bouleversent l'organisme pendant des années. Comment les recherches récentes éclairent-elles enfin ces transformations physiologiques complexes ?... Lire la suite
Les bouffées de chaleur sont symptomatiques de la ménopause et, bien qu'elles concernent la moitié de l'humanité arrivée à la cinquantaine, aucun remède ne vient à bout de ce phénomène naturel, parfois handicapant, et altérant la qualité de vie des femmes. Un médicament, actuellement en phase 3, présente un potentiel thérapeutique très prometteur : il est non hormonal, sans œstrogène et sans effets secondaires.... Lire la suite
Bouffées de chaleur, insomnies, difficultés de concentration… sont des symptômes bien connus de la ménopause. Mais pourrait-elle aussi laisser une empreinte sur le cerveau plusieurs décennies plus tard ? Une étude menée auprès de plus de 2 600 femmes apporte de nouveaux indices, en s’intéressant à l’âge auquel survient cette transition.
[EN VIDÉO] Ralentir le vieillissement, voire l’inverser, voilà ce que pourrait offrir la génétique dans les années à venir. Mais où en est actuellement la recherche sur ce sujet ? Futura-Sciences a interviewé Vera Gorbunova, chercheuse en biologie, lors de son allocution à TEDxCannes, afin d’en savoir plus.
À 45, 50 ou 55 ans : l'âge auquel les règles s'arrêtent pourrait-il compter pour la mémoire plusieurs décennies plus tard ? Des chercheurs des universités de Californie à San Francisco et Rush ont exploré cette question en croisant des tests cognitifs, des diagnostics cliniques et des IRM. Leur étude, publiée le 25 août 2026 dans JAMA Network Open, apporte un éclairage sur les liens entre ménopause précoce et santé cérébrale.
Les scientifiques ont analysé les données de 2 603 femmes, âgées en moyenne de 78 ans au début de leur participation. Aucune n'avait de démence connue à ce moment-là. Chaque année, elles passaient des examens et des tests évaluant notamment leur mémoire. Certaines ont été suivies pendant 18 ans.
Une tendance s'est dégagée : les femmes ménopausées plus tôt connaissaient, en moyenne, un déclin plus rapide de leurs capacités intellectuelles. Cela concernait notamment la mémoire des événements vécus : se rappeler une conversation, une sortie ou un moment partagé avec ses proches. Elles recevaient aussi un diagnostic d'Alzheimer plus tôt.
Ces résultats ne permettent pas de prévoir l'avenir d'une femme à partir de l'âge de sa ménopause. Mais ils suggèrent que cette information, déjà connue dès le milieu de la vie, pourrait aider à repérer certaines fragilités bien avant l'apparition de troubles.
D'autres recherches vont dans ce sens. Une étude publiée en 2024 dans Age and Ageing, portant sur près de 234 000 femmes, associait une ménopause avant 40 ans à un risque de démence 47 % plus élevé qu'entre 50 et 52 ans.
Plus de la moitié de la population mondiale traverse cette étape biologique majeure, pourtant longtemps taboue. Les fluctuations hormonales bouleversent l'organisme pendant des années. Comment les recherches récentes éclairent-elles enfin ces transformations physiologiques complexes ?... Lire la suite