// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Une amende de 7 500 euros a été requise contre Robert Ménard qui avait refusé de marier un homme algérien sous OQTF
Ses réquisitions sont loin du maximum que prévoit la loi alors que le maire de Béziers assume toujours sa décision.
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Robert Ménard va-t-il être condamné ? Une amende de 7 500 euros a été requise mercredi 30 septembre par le parquet de Montpellier à l'encontre du maire d'extrême droite de Béziers, Robert Ménard. Il était poursuivi pour avoir refusé en 2023 de marier un homme algérien sous obligation de quitter le territoire à une Française résidente de sa commune.
"Le maire est chargé de la publication et de l'exécution des lois et règlements. En conséquence, les maires ne peuvent refuser de célébrer un mariage", a rappelé le procureur Thierry Lescouarc'h, demandant à le condamner à 7 500 euros d'amende, loin du maximum que prévoit la loi, à savoir cinq ans de prison, 75 000 euros d'amende ainsi qu'une peine d'inéligibilité.
Interrogé pendant l'audience pour savoir "si la situation venait à se reproduire", il reprendrait "la même décision" Robert Ménard a répété qu'il assumait. "Ça aurait été un Chinois, j’aurais fait exactement la même chose. Ce n’est pas l’histoire de madame qui est en jeu, c’est un principe : un maire ne doit pas être obligé de marier quelqu’un qui ne devrait pas être sur le territoire" a-t-il affirmé à la barre.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Refus de marier un Algérien sous OQTF : "Ça aurait été un Chinois, j’aurais fait exactement la même chose", assure Robert Ménard
Ary Chalus, le président de la région Guadeloupe, condamné à cinq ans d'inéligibilité pour détournement de fonds publics
"L'avidité, j'en suis loin Monsieur le procureur" : pour ses derniers mots à la barre, Rachida Dati fait dans le registre de l'émotion
Deux ans d'emprisonnement avec sursis requis contre François Bayrou au procès en appel du MoDem