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Crash du Dubaï-Tel Aviv évité : comment la sécurité est-elle assurée à bord d'un avion ?
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Derrière le crash évité par des passagers du vol FZ 1073, mercredi 30 septembre, de nombreuses questions se posent sur la sécurité à bord de l'avion. Comment l'alerte a-t-elle été donnée, alors que l'engin perdait brutalement de l'altitude ? Comment des passagers ont-ils pu intervenir dans un espace normalement verrouillé ? Retour sur les faits et leurs zones d'ombre, et tour d'horizon des procédures en vigueur.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un avion détourné en plein vol. Le scénario est redouté par les pilotes du monde entier, mais les équipages y sont formés. Quelle est donc la procédure d'alerte ? Dans un simulateur près de Toulouse (Haute-Garonne), Quentin Thiery, pilote de Boeing 737 - AviaSim, s'entraîne à toutes les situations. À chaque urgence son code, que le pilote doit volontairement entrer sur une console électronique. "C'est le petit boîtier que vous voyez juste là, qu'on appelle le transpondeur. Donc, on peut régler les différents codes de sécurité, comme '75-00', qui sera le code en cas de détournement", explique-t-il. Dès réception du code, des avions de chasse peuvent décoller.
Qui a accès au cockpit ? Depuis les attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le poste de pilotage est devenu un sanctuaire protégé par une porte blindée. Seul le personnel disposant du code d'accès peut entrer, mais le pilote peut déverrouiller de l'intérieur après avoir vérifié à la caméra. "On a des caméras pour vérifier, évidemment, que ce ne soit pas une personne malintentionnée. On vérifie toujours l'identité de la personne qui demande que la porte soit ouverte", indique Quentin Thiery.
Les passagers du vol FZ 1073 auraient pénétré à l'intérieur du cockpit pour aider le pilote. A-t-il réussi à leur ouvrir ? Aucune certitude pour l'instant. Selon plusieurs témoignages, le copilote a attaqué avec une arme blanche.
Quel contrôle pour l'équipage à l'embarquement ? Vêtements, bagages, il doit se soumettre à un contrôle strict. "En général, on est soumis aux mêmes règles que les passagers. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en fonction des zones géographiques dans le monde, les règles et les procédures de contrôle ne sont pas toujours exactement les mêmes", explique Nicolas Chaumel, commandant de bord, instructeur à la Mermoz Academy.
Certains médias évoquent une attaque à la hache, un outil dans le cockpit pour briser un hublot ou une cloison. Mais son utilisation ce matin n'a pas été confirmée.
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