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Condamnée à mort il y a trente ans, Christa Pike, 50 ans, a survécu à deux injections censées être létales
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale aux États-Unis en 1996 et devait être exécutée mercredi 30 septembre au soir. Le protocole de mise à mort n'a pas fonctionné et la femme a finalement été transportée à l'hôpital en ambulance.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Après avoir passé trente ans dans le couloir de la mort, l'exécution de Christa Pike a tourné au fiasco, mercredi 30 septembre. La femme a finalement quitté la prison de Nashville (Tennessee, États-Unis) dans une ambulance pour être soignée dans un hôpital à proximité. Les deux injections de barbituriques prévues par le protocole de mise à mort n'ont pas suffi à stopper son cœur, comme le racontent les témoins présents dans la chambre d'exécution. "Malgré les deux doses, elle respirait encore à la fin. C'était confus. Elle a levé la tête pour regarder autour d'elle ce qui se passait", raconte Catherine Sweeney, journaliste de la radio WPLN. "On pouvait très nettement l'entendre ronfler. Elle était clairement en vie, jusqu'à ce que les témoins se voient demander de quitter la pièce", ajoute Kim Chandler, journaliste de l'agence AP.Les organisations qui luttent contre la peine de mort aux États-Unis affirment qu'il s'agit d'une situation sans précédent. Christa Pike devait être la première femme exécutée dans le Tennessee depuis plus de deux siècles. En 1996, elle n'a que 20 ans lorsqu'elle est condamnée à la peine capitale. Elle est reconnue coupable d'avoir torturé puis tué un an plus tôt l'une de ses camarades de classe dans une forêt sur fond de rivalité amoureuse.
Jeudi 1er octobre au soir, aucune information ne filtre sur son état de santé après cette exécution ratée qui suscite de nombreuses interrogations. Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, affirme que le protocole a pourtant été appliqué à la lettre et annonce l'ouverture d'une enquête. "Ce qui s'est passé est une tragédie et je trouve ça choquant. Par conséquent, toutes les exécutions programmées jusqu'à la fin de l'année sont suspendues", annonce-t-il.
Au cours des dernières années, plusieurs exécutions de détenus ont été repoussées aux États-Unis, les médecins ne trouvant pas toujours sur les condamnés des veines suffisamment solides pour procéder à l'injection. Donald Trump est un fervent défenseur de la peine de mort. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le rythme des exécutions s'est accéléré aux États-Unis pour atteindre le nombre de 47 en 2025, au plus haut depuis plus de 15 ans.
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