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Après les aveux de Cédric Jubillar, une nouvelle reconstitution de la nuit du meurtre de Delphine Aussaguel a débuté à Cagnac-les-Mines
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Pascal Doucet-Bon
A sept mois de son procès en appel, une reconstitution a lieu pour déterminer dans quelles circonstances Cédric Jubillar a tué Delphine. Condamné en première instance à trente ans de prison, il conteste toute préméditation.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans un fourgon banalisé, solidement encadré par des gendarmes, Cédric Jubillar arrive à Cagnac-les-Mines (Tarn). Derrière lui, les magistrats et les avocats. Ils vont suivre pas à pas une nouvelle reconstitution dans l'affaire Jubillar, vendredi 2 octobre. C'est dans la maison familiale des Jubillar que l'ancien plaquiste a refait tout le déroulé de cette nuit du 15 au 16 décembre 2020. Un moment crucial pour la justice qui va le confronter à ses aveux. "Très rapidement, on peut se rendre compte que certaines déclarations, lorsqu'elles sont faites dans le bureau du magistrat instructeur, n'ont plus rien à voir lorsqu'elles sont réalisées physiquement, que ça n'est pas crédible. Et lorsqu'on a ces versions qui sont confrontées à la réalité, on peut tout de suite mettre en difficulté la crédibilité", a indiqué le lieutenant-colonel Erwan Coiffard, porte-parole de la gendarmerie nationale.
"Je décide d'aller cacher le corps" : ce que Cédric Jubillar a dit en interrogatoire deux semaines avant la reconstitution du meurtre de sa femme
Vendredi matin, la reconstitution a débuté dans le salon, là où Cédric Jubillar dit s'être disputé avec son épouse. Il y a trois mois, face au juge, il a affirmé "avoir vrillé, puis dans un état second, l'avoir étranglée" : "Je voulais qu'elle se taise. Je l'ai attrapée par le cou et j'ai serré."
Ensuite, au beau milieu de la nuit, il raconte avoir transporté le corps dans sa voiture avant de rouler droit devant lui, jusqu'à un champ, à une quinzaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines. C'est dans un tas de compost qu'il a creusé à main nue, dit-il, pour enterrer le corps de Delphine Aussaguel. Mais a-t-il trouvé cet endroit par hasard, comme il l'affirme, ou avait-il repéré les lieux bien avant le meurtre ? "Il y a des éléments techniques qui laissent penser de manière un peu obstinée qu'il a fait des repérages par voie téléphonique, qu'il a eu l'occasion de s'y rendre à plusieurs reprises parce qu'il avait un chantier qui était à proximité", a affirmé Laurent Boguet, avocat des enfants du couple.
En début de semaine, deux camions de compost ont été déposés sur les lieux pour cette reconstitution. Vendredi après-midi, Cédric Jubilar va devoir rejouer la scène. Pour la justice, l'enjeu est avant tout de savoir s'il a ou non prémédité son crime.
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