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Elon Musk s'aligne sur Donald Trump : SpaceXAI va devenir SpaceXSI
Donald Trump a banni le mot « IA » de l’administration américaine. Et Elon Musk va appliquer la consigne chez SpaceX avec un changement de nom majeur pour la division d’intelligence artificielle de l’entreprise.
Le 22 septembre, alors qu’il prononçait un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump a annoncé que les documents américains parleront désormais de « super intelligence », abrégée en SI, plutôt que d’intelligence artificielle. Car d’après lui, ce mot donnera l’impression qu’il s’agit d’une fausse technologie. Quelques jours plus tard, un décret présidentiel imposait ce vocabulaire aux agences fédérales.
Sa portée reste pour l’heure limitée : le texte ne concerne que l’administration fédérale, c’est-à-dire les ministères et les agences. Mais visiblement, Elon Musk a choisi d’aller dans le sens du président américain.
Car ce dimanche 4 octobre, le patron de SpaceX a confirmé, dans une réponse à un internaute sur X.com, que SpaceXAI, la division de SpaceX dédiée à l’IA, renommée ainsi après la fusion entre les deux entreprises, allait être prochainement baptisée SpaceXSI. Elle regroupe Grok, le réseau social et les centres données Colossus. « SpaceX est une entreprise de super intelligence », a également lancé l’homme le plus riche du monde.
Pourtant, ce terme est loin de faire l’unanimité au sein de l’écosystème de l’IA. En effet, dans le vocabulaire de la recherche, « superintelligence » désigne déjà un système hypothétique, capable de surpasser l’humain dans presque tous les domaines. Or, les IA d’aujourd’hui n’en sont pas là.
Pas de quoi freiner Donald Trump. Ce dimanche 4 octobre, le républicain a présenté la « Super Intelligence Force ». Dirigé par le directeur du renseignement national, Jay Clayton, ce groupe de travail doit rendre sous 120 jours un rapport sur les risques et les opportunités de la technologie. Une réponse au climat d’incertitude qui règne actuellement, notamment en raison des nombreux incidents impliquant des agents IA.
Car le contexte outre-Atlantique est très tendu, alors que les manifestations contre les data centers et les craintes pour l’emploi se multiplient. Les alertes des chercheurs sur le danger de la technologie n’arrange rien : la défiance monte. Reste à voir si la timide réponse de la Maison-Blanche suffira à rassurer les Américains.
Sundar Pichai (Google), Dario Amodei (Anthropic), Mark Zuckerberg (Meta), Greg Brockman (OpenAI) et Jensen Huang (NVIDIA) ont signé l’accord sur la création du groupe de travail.