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Trop de scanners pourraient augmenter le risque de cancer, alertent des chercheurs
La radiographie est née à la fin du XIXe siècle avec l’utilisation des rayons X. Puis, de nouvelles techniques d’imagerie médicale sont apparues, telles que le scanner et l’IRM (imagerie à résonance magnétique). Quelles sont les différences entre ces techniques ?... Lire la suite
Une étude danoise suggère qu'un tiers des tumeurs diagnostiquées par mammographie correspondent à des surdiagnostics car elles n'auraient pas conduit à des problèmes de santé. Le débat sur le dépistage généralisé par mammographie est donc relancé.... Lire la suite
Faut-il mieux réguler le recours aux examens d’imagerie de type scanner ? C’est ce que suggère une étude qui pointe du doigt les conséquences potentiellement néfastes d’un cumul d’expositions aux rayons X.
[EN VIDÉO] Chaque année, le cancer du poumon touche entre 30.000 et 40.000 personnes en France. C’est aussi le cancer qui fait le plus de morts, en partie à cause des dépistages trop tardifs. Récemment, une équipe de chercheurs français a mis en place un système de diagnostic précoce du cancer du poumon. Futura-Sciences est parti à la rencontre de Paul Hofman, directeur du laboratoire de pathologie de Nice et auteur de cette étude, pour qu’il nous donne plus de détails sur sa découverte.
Selon une étude publiée dans Jama Internal Medicine, les 93 millions de scanners (tomodensitométrie) réalisés en 2023 sur 62 millions d'Américains pourraient être responsables de 103 000 cancers supplémentaires à l'avenir.
Depuis 2007, le recours aux scanners a bondi de plus de 30 %. Les auteurs de l'étude estiment que si les pratiques actuelles en matière de dosage et d'utilisation des rayonnements se poursuivent, les cancers associés à la tomodensitométrie pourraient à terme représenter 5 % de tous les nouveaux cas de cancer diagnostiqués chaque année.
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« Le scanner peut sauver des vies, mais ses effets néfastes sont souvent négligés », avertit Rebecca Smith-Bindman, principale auteure de l'étude. Les cancers induits par les rayonnements - surtout poumons, côlon, sang, vessie, sein ou thyroïde - seraient plus fréquents chez les enfants et les adolescents que chez les adultes.
Chez les adultes, ce seraient les scanners de l'abdomen, du bassin et du thorax qui seraient les plus risqués, alors que chez l'enfant, ce serait ceux de la tête.
Face à ces chiffres, le monde médical reste divisé. En réaction à la publication de cette étude, l'American College of Radiology a assuré qu'aucun lien direct entre scanner et cancer n'avait été prouvé à ce jour. Il rappelle que ces examens permettent une détection précoce, réduisent les chirurgies inutiles et prolongent la vie, avec des bénéfices dépassant largement les risques lorsque les examens sont justifiés.