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Actualité : Pirater la PS5 en quelques secondes est désormais possible, mais à quel prix ?
Le jailbreak Relapse de la PS5 fait sensation depuis quelques jours, permettant de craquer les dernières consoles de Sony en un rien de temps. Tout cela n’est cependant pas sans risque pour les joueurs.
© Skrypnykov Dmytro/Shutterstock - Le piratage de la PS5 est maintenant un jeu d'enfant, mais Sony a déjà corrigé la faille avec une mise à jour
Après avoir semé la discorde en annonçant la fin des jeux physiques, Sony récolte la tempête avec un piratage étonnamment simple des PS5 et PS5 Pro. Le jailbreak des consoles s’exécute désormais en un éclair, permettant ensuite d’installer et de jouer aux derniers jeux vidéo du moment. Un hack qui a de quoi séduire, mais qui atteint déjà ses limites en plus d’être dans l’illégalité la plus totale.
Pirater la PS5 n’a rien de nouveau, son accessibilité si. Alors que les précédentes méthodes demandaient une bonne heure pour déverrouiller les protections du système, le nouveau jailbreak Relapse se veut bien plus rapide et facile à mettre en place. Le processus s’exécute directement depuis le navigateur Web intégré à la console, sans aucune modification matérielle. Concrètement, le programme combine une vulnérabilité WebKit pour corrompre la mémoire et une faille du noyau pour débloquer des droits complets de lecture et d’écriture au cœur du système.
Il est ainsi possible d’y installer des copies illégales de jeux, des émulateurs ou encore des applications maison. Pour éviter la riposte de Sony, la console doit en contrepartie rester strictement déconnectée du PlayStation Network, ce qui prive évidemment du jeu et des services en ligne. Dans la foulée, l’écosystème pirate appuie sur l’accélérateur, avec l’équipe BlackBoxPS qui a déjà dévoilé un futur store alternatif pour centraliser les téléchargements.
Quelques ombres au tableau persistent tout de même. D’abord, le jailbreak est limité aux versions logicielles 7.00 à 13.60 des PS5 et PS5 Pro. Sony a d’ailleurs colmaté ces failles avec la mise à jour 14.00 lancée mi-septembre 2026. Ensuite, ce hack n’est pas permanent et disparaît au moindre redémarrage, contraignant l’utilisateur à relancer la manipulation à chaque allumage, tout en risquant des plantages du noyau et des corruptions de données.
Reste que le tour de force impressionne, porté par la rage des joueurs face à une vision “tout digital” assumée de Sony depuis l’annonce en juillet 2026 de l’arrêt programmé des disques physiques pour 2028.
Au-delà de ces contraintes techniques, tenter l’aventure expose les joueurs à de lourdes sanctions. Sony surveille activement son réseau et bannit définitivement les machines modifiées du PlayStation Network. La manipulation peut aussi corrompre vos sauvegardes, provoquer des pannes matérielles irréversibles et annuler la garantie constructeur. Rappelons qu’en France, contourner des protections pour pirater des œuvres protégées par le droit d’auteur demeure strictement illégal.
Côté catalogue, l’impasse guette également les utilisateurs. Conserver un ancien firmware impose de rester hors ligne, privant du multijoueur, mais bloque surtout les nouveautés. Les données issues du datamining révèlent d’ailleurs déjà que le très attendu GTA 6 exigera au minimum la mise à jour 14.10 pour tourner. Le jailbreak condamne donc inévitablement les joueurs à renoncer aux futurs grands jeux vidéo, tous verrouillés derrière un firmware récent obligatoire.
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