// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Sur Mars, un nuage géant apparaît chaque matin : son secret défie ce que l'on croyait possible
Il n'y a pas que sur la Terre qu'il y a des volcans. En outre, ce n'est pas sur notre planète que l'on rencontre les plus grands volcans du Système solaire. C'est sur Mars. Mais pourquoi sont-ils si gigantesques ?... Lire la suite
La surface de la planète Mars est marquée. Mais peu de ses cicatrices ont pu être observées avec la précision que Mars Express offre aujourd’hui sur Aganippe Fossa.... Lire la suite
Mars est souvent décrite comme une planète sèche, froide et poussiéreuse. Mais cet étrange nuage accroché au flan d’Arsia Mons raconte une histoire plus complexe. Pour l’expliquer, les scientifiques ont dû faire intervenir un phénomène si improbable qu’il semblait presque impossible dans une atmosphère planétaire.
[EN VIDÉO] Grâce aux données collectées par la JunoCam embarquée à bord de la mission Juno qui survole Jupiter depuis 2016, les chercheurs ont accès à des images d’une même formation nuageuse sous des angles différents. De quoi construire un modèle d’élévation 3D des sommets des nuages de la planète géante. © Europlanet
Chaque matin, pendant plusieurs mois, c'est le même scénario. Un panache blanc émerge d'Arsia Mons, un immense volcan martien. Il s'étend jusqu'à atteindre 1 800 kilomètres. Puis, il disparaît pour mieux revenir le lendemain. Exactement au même endroit.
Il n'y a pas que sur la Terre qu'il y a des volcans. En outre, ce n'est pas sur notre planète que l'on rencontre les plus grands volcans du Système solaire. C'est sur Mars. Mais pourquoi sont-ils si gigantesques ?... Lire la suite
C'est la sonde Mars Express qui a révélé l'existence de ce nuage en 2018, celui que les astronomes appellent depuis l'Arsia Mons Elongated Cloud (Amec). Sur Terre, ce type de structure peut apparaître lorsque le vent rencontre un relief accidenté. Les chercheurs pensaient que c'était ce qui se produisait sur Mars aussi. Mais leurs simulations ne parvenaient pas à reproduire les images renvoyées au fil des années par Mars Express.
Depuis le 13 septembre 2018, la caméra de surveillance visuelle (VMC) embarquée sur la sonde Mars Express de l’ESA observe l’évolution d’une curieuse formation nuageuse qui apparaît régulièrement aux abords d’Arsia Mons, un volcan haut de 20 kilomètres situé près de l’équateur de la planète Mars. © ESA, GCP, UPV, EHU Bilbao
Jusqu'à ce qu'ils y intègrent des phénomènes qui ne sont pas censés se produire dans la nature. Révélant que le secret ne se cachait peut-être pas tant dans l'Arsia Mons Elongated Cloud en lui-même que dans la façon dont les scientifiques pensaient que les nuages voient le jour.
Pour former des nuages, il faut de la vapeur d’eau qui se condense et des particules microscopiques sur lesquelles elle peut s'agglutiner et former des gouttelettes liquides ou des cristaux de glace : du pollen, de la suie, des gaz d'échappement. Bref, toute sorte d'aérosols. Sur Mars, plus précisément, de la poussière. Pour les physiciens, le phénomène porte le nom de nucléation hétérogène.