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Citroën 2 CV Concept : la deuche est de retour et annonce une voiture électrique à moins de 15 000 €
Chez Renault, la mode du néo-rétro a plutôt bien fonctionné et le constructeur au Losange a d’ailleurs plutôt bien tiré sur la corde, avec la Renault 5 E-Tech d’abord, puis la R4 et enfin la Twingo. Et le Mondial de Paris ne sera pas en reste avec deux concept-cars bien rétro, à savoir l’E-Space Concept qui fait écho à la première génération de Renault Espace, et le concept R8 Gordini qui restera sans doute sans lendemain, mais qui fait plaisir à voir.
D’une manière générale, ce Mondial signe comme une sorte de retour en arrière. Et chez Stellantis, qui a longtemps refusé de céder à la mode du néo-rétro, la stratégie a visiblement bien changé. Chez Peugeot, deux concepts font écho à des modèles disparus, un assez récent avec le concept RCZ, l’autre plus ancien avec la E-T16 qui est un clin d’œil à la fabuleuse 205 T16 de l’époque.
Et ça ne s’arrête pas là, DS y va aussi de son concept DS F3ver qui fait évidemment penser à la sympathique petite DS 3 du début des années 2010. Avec plus de 500 000 exemplaires vendus, la DS 3 fut un véritable carton que DS n’a plus jamais connu, même si la première génération du DS 7 Crossback avait finalement plutôt bien marché.
Et le clou du spectacle de ce Mondial qui sent un peu la naphtaline, c’est évidemment la fameuse 2CV, que Citroën s’était refusé à refaire il y a encore quelques années quand nous leur avions posé la question, mais qui a visiblement changé d’avis à mesure que Renault enchaînait les ventes de sa R5 E-Tech pendant que Citroën continuait de perdre des parts de marché.
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Citroën prévient d’emblée qu’il ne s’agit pas d’une réédition. La 2 CV Concept mesure 3,76 mètres, soit un peu moins que l’originale, ce qui est assez rare à une époque où chaque génération de citadine gagne des centimètres. La marque la place entre l’Ami et la C3 et dit vouloir répondre à la future réglementation européenne E-Car, qui doit encadrer une nouvelle génération de petites électriques.
Le cahier des charges tient en quelques idées : moins de poids, donc une batterie plus petite et moins chère, et une autonomie calibrée pour les trajets quotidiens. Citroën vise un poids proche de la tonne.
C’est loin des quelque 600 kg de la voiture d’origine, mais nettement sous ce que pèsent la plupart des citadines électriques actuelles. Il faut toutefois garder le verbe en tête : ce poids est « visé », pas atteint. C’est là que le bât blesse. Le communiqué ne donne ni capacité de batterie, ni puissance, ni autonomie, ni temps de recharge.
Le seul partenaire technique cité est Michelin, avec un « jumeau numérique » du pneumatique censé suivre l’état des gommes en continu, un peu comme nous avions pu le voir sur le concept Citroën Elo, mais avec Goodyear.
C’est surtout à l’intérieur que Citroën s’est fait plaisir. Il n’y a plus de planche de bord classique, remplacée par un cylindre qui porte un volant monobranche, une commande de boîte à impulsion et un petit écran tactile carré de 8 pouces. Les banquettes reprennent le tartan, dans des jaunes acidulés, avec des touches de beige censées rappeler la bakélite.