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Fusillade dans un collège à Aubagne : "Il y a véritablement un mal-être dans cette jeunesse", assure Léa Balage El Mariky, députée écologiste
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Le "Duel" dans "Avant le 20h" sur franceinfo du vendredi 2 octobre était centré sur les tirs dans un collège d'Aubagne, où un élève de 14 ans a ouvert le feu sur son proviseur et une enseignante. "Je crois que le gouvernement et les politiques publiques peuvent beaucoup", répond Léa Balage El Mariky, députée Écologiste et social de Paris, aux propos du ministre de l'Éducation nationale qui a dit que "l'école ne peut pas tout". Elle évoque aussi "un mal-être dans la jeunesse". De son côté, Jad Zabah, porte-parole de Gabriel Attal, demande à ce que "la réponse pénale change", proposant la fin de l'excuse de minorité et la possibilité de corruption immédiate pour les mineurs.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Perrine Storm : "L'école ne peut pas tout" : Voilà ce que dit le ministre de l'Éducation nationale. Léa Balage El Mariky, je me doute que vous n'aurez pas forcément les mêmes solutions que le gouvernement. Néanmoins, le constat. Est-ce que ce soir, vous reprenez ce que dit Édouard Geffray en parlant de phénomène sociétal global ? Et est-ce que vous êtes vous aussi inquiète d'une "violence débridée des jeunes", pour reprendre ses termes ?
Léa Balage El Mariky : Tout d'abord, permettez-moi d'adresser la pensée de l'ensemble du groupe écologiste et social à l'égard du professeur, du proviseur, mais aussi à l'ensemble de la communauté éducative qui a été très touchée, et aux élèves de cet établissement, puisque c'est un de leurs camarades qui a décidé de prendre un fusil. Notre responsabilité, c'est d'expliquer ce qui s'est passé, mais ne pas tirer toutes les conclusions de manière active, et de leur laisser le temps, eux, de se recueillir par rapport à ce qu'ils viennent de vivre et aussi de pouvoir en discuter dans de bonnes conditions. Et le débat médiatique tel qu'il doit exister doit aussi favoriser un débat apaisé entre les élèves qui écoutent la télé, la radio le soir en rentrant, et j'espère qu'ils trouveront les conditions d'un débat apaisé quand ils retrouveront le chemin de l'école. Ensuite, le ministre de l'Éducation nationale parle de "violence débridée". Je parle d'un mal-être dans la jeunesse.
Léa Balage El Mariky : Qui peut se traduire dans des décompensations qui relèvent pour 25 % d'entre eux de pensées suicidaires. Qui peut se retrouver dans des décompensations qui aboutissent parfois à de la violence, parfois des automutilations, des échecs scolaires, un refus, des angoisses telles qu'on ne souhaite plus aller à l'école. Et il y a véritablement un mal-être dans cette jeunesse, parce qu'elle a connu le Covid, le confinement, elle est allée à l'école dans ces conditions, parce qu'il y a une éco-anxiété qui existe dans toute cette génération qui ne sait pas dans quelles conditions elle va pouvoir continuer de vivre. C'est vrai que l'école ne peut pas tout, mais je crois que le gouvernement et les politiques publiques peuvent beaucoup, notamment en termes d'accès aux soins pour la santé mentale des jeunes.
Il y a un sujet, évidemment, et on va y revenir, sur le mal-être de la jeunesse, sur la santé mentale, mais n'y a-t-il pas aussi un sujet en termes de sécurité ? On a eu malheureusement affaire à plusieurs attaques de la part de jeunes sur des personnels enseignants ces derniers temps. Le fait est qu'on était sur des armes blanches, ce qui était déjà très grave, mais là on a passé un cap supérieur, pardonnez-moi, mais c'est une arme à feu qui est rentrée dans un collège…
Léa Balage El Mariky : Tout à fait. Et je crois qu'il y a aussi la responsabilité des parents, peut-être, de détenir cette arme à portée d'un enfant, qui sera sûrement engagée. Mais on a répondu à cette question avec des portiques, la présence de police aux abords des collèges.
Léa Balage El Mariky : Mais vous voyez que ça n'empêche pas le passage à l'acte par