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Mobilisation des lycéens : une plateforme de la LDH pour recenser des violences policières recueille une centaine de signalements en une semaine
La semaine dernière, la Ligue des droits de l'homme a dénoncé "une dérive globale par rapport à l'Etat de droit".
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La Ligue des droits de l'homme a lancé il y a une semaine une plateforme pour recenser des violences policières subies ou observées au cours du mouvement des lycéens. Elle a déjà reçu une centaine de signalements, par le biais de vidéos et témoignages, a appris ce mardi 13 octobre France Inter auprès de l'association de défense des droits humains.
La LDH a lancé ce dispositif en urgence afin de saisir la justice si besoin. Pour Nathalie Tehio, présidente de la LDH, "ces jeunes, pour la plupart, manifestaient pour la première fois". "Ils ne sont pas habitués à faire des rassemblements et tout d'un coup, on leur envoie la police, non pas pour les protéger, alors que ça aurait dû être cela, [mais parce qu'on les considère] tout de suite comme des délinquants, que l'on va réprimer et que l'on va interpeller, c'est totalement contraire à ce qui se pratique dans une démocratie", alerte-t-elle.
Cette plateforme intervient alors que la LDH a dénoncé la semaine dernière "une dérive globale par rapport à l'État de droit" lors des interventions des forces de l'ordre face aux adolescents. La Ligue des droits de l'homme participera ce mardi à la nouvelle journée de mobilisation lycéenne avec ses observateurs déployés sur le terrain.
Des manifestations dans de nombreuses villes, un concours de médecine menacé... A quoi faut-il s'attendre mardi, pour la nouvelle journée de mobilisation des lycéens ?
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