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Avec ou sans Huawei ? Les SUV électriques chinois d’Aito arrivent enfin en Europe, mais plusieurs mystères demeurent
Autant certaines marques chinoises arrivent en Europe sans trop crier gare, autant d’autres préfèrent prendre leur temps. C’est par exemple le cas d’Aito, qu’on a d’abord vu à Paris en 2024, avant de les recroiser à Munich en 2025, les deux fois avec des promesses pour le moins floues.
Disons donc que la conférence de presse de la marque chinoise au Mondial de l’Auto de 2026 était donc attendue, et notre attente a enfin été récompensée : Aito arrivera bien en Europe à l’automne 2027. L’occasion de se pencher sur cette marque chinoise et ses SUV, aux racines bien plus tech qu’il n’y paraît.
Derrière Aito ne se cache pas une, mais deux marques. Côté auto, il y a Seres, une marque chinoise fondée en 1986 ; c’est elle qui s’occupe de l’ingénierie, de la plateforme technique, du développement, de la production et de la distribution.
À ceci, il faut ajouter Huawei, qui fournit l’OS des écrans (HarmonyOS), ainsi que les aides à la conduite (système Qiankun). Un partenariat qui peut surprendre en Europe, mais dont Aito est loin d’être le seul exemple.
Il faut ici rappeler que Huawei s’est créé un empire discret dans l’industrie automobile chinoise. À l’inverse de Xiaomi, qui s’est lancé dans l’automobile avec sa propre marque, Huawei a préféré développer toute une galaxie de coentreprises, regroupées sous le terme ombrelle HIMA (Harmony Intelligent Mobility Alliance).
Outre Aito, cofondée avec Seres, on peut également retrouver Luxeed (avec Chery), Stelato (avec BAIC), Maextro (avec JAC) et SAIC (avec… SAIC).
Seul problème : cet écosystème et cette intégration avec Huawei ne sont valables qu’en Chine – les marchés extérieurs sont privés des équipements du géant de la tech, notamment pour des raisons de réglementation. Il est d’ailleurs intéressant que Huawei n’apparaisse jamais dans les communications européennes d’Aito.
À la place, Seres redéveloppe un infodivertissement complet, que nous n’aurons pas pu découvrir : les voitures présentées sur le stand étaient équipées d’HarmonyOS ; pour les aides à la conduite, Aito a annoncé s’entourer de partenaires locaux (comme Bosch) pour offrir un système aux goûts des Européens.
Si la conférence de presse a été l’occasion d’apprendre qu’Aito arriverait en Europe dans un an, à l’automne 2027, nous avons été loin d’avoir eu toutes les informations.
Si les dirigeants ont insisté sur le travail en cours pour se conformer à toutes les régulations, sans oublier les essais pour les calibrations et les réglages des voitures et de leurs systèmes pour se conformer aux goûts européens, aucune information n’a été communiquée sur les pays retenus, sans oublier les stratégies de développement, les réseaux de distribution… ou même les voitures qui feront le voyage.