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"C'est un monument qui brûle, mais ce n'est pas la République" : l'émotion mêlée de colère du maire de Limoges devant l'incendie qui a détruit l'hôtel de ville
L'hôtel de ville de Limoges, incendié par des individus en fin de manifestation samedi. Le toit s'est en partie effondré sur les étages inférieurs, et les deux tiers de la façade ont disparu.
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C'est l'une des images les plus marquantes des violences et dégradations qui ont eu lieu samedi 17 octobre dans plusieurs villes du pays, en marge des manifestations contre la vie chère et des cortèges de lycéens : la mairie de Limoges (Haute-Vienne) en partie détruite par un incendie. L'édifice du XIXe siècle est "très lourdement endommagé" et "en grande partie perdu", ont estimé dans la soirée le préfet de Haute-Vienne et le maire de la commune.
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Ce dernier, Guillaume Guérin, élu LR, a réagi samedi soir en évoquant une action "inacceptable, honteuse, inqualifiable, incompréhensible". Il répondait aux questions de Bénédicte Dupont, journaliste à ICI Limousin.
"Ce soir j'ai mal pour mon pays. C'est dur pour moi, je pense que c'est dur pour les Limougeaudes et les Limougeauds, c'est dur pour les élus qui croient aux valeurs de la République et ils sont nombreux. Ce n'est pas de la bêtise, c'est de la haine. C'est de la haine du drapeau français, c'est peut-être ce qui va rester d'ailleurs de la mairie : un drapeau, que les pompiers m'ont gentiment remis, sauvé des flammes.
"C'est la haine des institutions, c'est la haine des proviseurs de lycée, c'est la haine des flics, c'est la haine des élus, c'est la haine de tout ce qui incarne l'autorité."
Ce ne sont pas des petits délinquants qui ont fait ça, ce sont des gens très méthodiques, très organisés. Il n'y a pas de mots pour condamner ce qui s'est passé, tellement c'est abject. Mais vous savez, ce n'est pas le fruit du hasard. Certains discours incitent à l'insurrection, à la guérilla urbaine. J'ai entendu des élus de La France Insoumise dire, encore il y a peu de temps, que la violence pouvait être légitime. Ça donne ça. La violence légitime est réservée aux forces de l'ordre. Ce soir, on est dans une situation de chaos dans le pays. C'est une réalité.
Ils ont détruit un bâtiment historique, magnifique, que les Limougeauds aiment, mais ils n'ont pas détruit le service public, ils n'ont pas détruit la République. On va maintenir la qualité de service, on va maintenir l'offre de service pour les Limougeauds, on va s'organiser avec les autres collectivités territoriales, on va faire en sorte d'être opérationnels le plus tôt possible avec les mairies amies, avec toutes les mairies et amis sur le territoire de l'agglomération pour qu'il n'y ait pas de discontinuité dans le service qui soit rendu. On sera présents pour répondre aux besoins de nos populations parce qu'il en va de la responsabilité des élus.
C'est un monument qui brûle, mais ce n'est pas la République. La République, elle, elle tiendra. Je ne doute pas qu'une fois que la lumière sera faite sur les circonstances de cette attaque violente, les poursuites pénales seront au rendez-vous, eu égard aux échanges que j'ai pu avoir avec le parquet ce soir. J'attends du parquet des réquisitions les plus fermes possible lorsqu'on aura interpellé les auteurs, parce qu'il y a une chose qui est certaine, c'est qu'on interpellera les auteurs.