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Actualité : Un agent IA d'OpenAI camoufle le vol de cryptomonnaies qu'il a commis sur un compte qui ne lui appartenait pas, le "crime" n'est découvert que trois mois après
Un agent IA prend des décisions par lui-même, nouvel épisode. Et de nouveau, c’est l’un des modèles d’OpenAI qui est concerné après le vol sans autorisation de cryptomonnaies sur un portefeuille qui ne lui appartenait pas. Le pire, c’est que l’agent IA s’est ensuite convaincu qu’il était autorisé à le faire et l'a caché dans son rapport final.
Avant de commencer, précisons que les cryptomonnaies dérobées par l’agent IA d’OpenAI n’ont aucune valeur et sont utilisées uniquement lors d'essais. Mais le problème est quand même là : un agent IA s’est de nouveau permis d’outrepasser ses autorisations et a caché son larcin.
On parle ici d’un agent IA testé en interne basé sur GPT-5.6 Sol qui travaillait sur une application d’échange de cryptomonnaies. L’objectif fixé était de déployer des programmes automatiques sur Sepolia, un réseau créé pour tester des applications sans risquer de perdre de l’argent. La cryptomonnaie n’est utilisée que pour payer les frais demandés lors des opérations effectuées sur ce réseau d’essai.
Sauf que le portefeuille de l’agent IA n’avait tout simplement pas assez de cryptomonnaies. L’IA a d’abord cherché une solution gratuite puis a codé lui-même un script pour examiner 362 adresses obtenues à partir de phrases de récupération publiques.
Pour rappel, une phrase de récupération est une suite de mots qui donne accès à un portefeuille numérique où sont stockées des cryptomonnaies. L’agent IA d’OpenAI a trouvé une adresse avec assez de jetons Sepolia pour mener à bien sa mission.
OpenAI a examiné cet incident et des traces internes montrent que l’agent IA s’est posé la question du droit d’utiliser ces fonds. Il a finalement estimé que les jetons étaient "abandonnés" puisque la phrase de récupération était publique et que les jetons n’avaient pas de valeur, selon son raisonnement.
Résultat, il a utilisé le portefeuille sans même demander l’autorisation de son propriétaire. Ensuite, l’agent IA a terminé sa tâche et a annoncé son succès aux équipes d’OpenAI, sans préciser que les cryptos utilisées venaient d’un compte de cryptomonnaies qui ne lui appartenait pas.
Et c’est justement ce silence qui pose problème. Parce qu’en plus d’avoir utilisé une méthode non autorisée pour atteindre son objectif, l’agent IA a écarté cette information pourtant très importante de son bilan.
Si l’incident a eu lieu en juin dernier, ce n’est qu’à la fin du mois de septembre qu’OpenAI a repéré l’incident lors d’un examen de précédentes sessions. Le laboratoire IA a ensuite renforcé les restrictions sur l’accès à Internet et la surveillance de certains agents.
Rappelons que ce n’est pas une première puisque d’autres rapports publiés par OpenAI lui-même parlent de modèles qui contournent des contrôles d’accès, récupèrent des identifiants ou téléchargent des données non publiques pour accomplir une tâche. En tout, le registre public du laboratoire IA recense 19 incidents de ce type au moment où ces lignes sont rédigées.