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"On a été en sous-nombre toute la journée (...) et on a vécu l'enfer" : les forces de l'ordre dépassées par la mobilisation ?
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Au milieu des débris, des voix s'élèvent ce dimanche 18 octobre : celle des maires de Paris, Marseille ou encore de Lyon, qui déplorent un manque de moyens policiers, et des forces de l'ordre dépassées. Qu'en est-il vraiment du côté des effectifs et de leur équipement? Une autre question est soulevée : étaient-ils suffisamment informés ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Des forces de l'ordre débordées que l'on voit souvent reculer comme à Paris, des véhicules caillassés à Lyon (Rhône)... Dans plusieurs villes, des policiers et gendarmes ont été submergés par les émeutiers, samedi 17 octobre. À Marseille (Bouches-du-Rhône), dimanche matin, Rudy Manna, délégué national de l'UNSA police, reconnaît l'impuissance des forces de l'ordre, trop peu nombreuses selon lui : "Oui, on a été en sous-nombre toute la journée, oui je le dis. Et on a vécu l'enfer."
Les forces de l'ordre étaient souvent absentes quand les commerces ont été attaqués. Sur des images, le propriétaire d'un magasin à Lyon se retrouve impuissant. Un magasin de luxe à Paris a lui aussi été pillé. Le personnel était retranché à l'étage, sans policiers. Sur d'autres images, une jeune femme tente en vain d'arrêter les émeutiers.
Les maires de Paris, Lyon et Marseille demandent des comptes au gouvernement. "Je veux savoir s'il aura été demandé de s'occuper uniquement des manifestants et de lancer des lacrimos sur des manifestants, et de ne pas s'occuper des pillages dans la ville. Je veux savoir ça", a déclaré Benoît Payan, le maire PS de Marseille (Bouches-du-Rhône).
Les forces de l'ordre ont été débordées par des petits groupes d'émeutiers très mobiles, courant d'une rue à l'autre. Si 1 800 interpellations ont été effectuées, les moyens de riposte étaient, selon la police, insuffisants. "L'approvisionnement en munitions, le nombre d'effectifs pour faire face à une journée aussi violente, n'est pas à la hauteur de l'événement", tranche Hubert Gimenez, délégué syndical d'UN1TÉ.
Avant la journée de samedi, une note confidentielle de la police évoquait des violences d'émeutiers d'ultra-gauche et de jeunes des quartiers populaires. Mais elle n'anticipait pas les milliers d'individus qui ont déferlé sur les villes. Dans la soirée de samedi, le ministre de l'Intérieur affirmait que le dispositif des forces de l'ordre n'était pas sous-dimensionné.
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