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Donald Trump : "maintenant, Google me lèche le cul"
Lors d'un meeting dans le Kentucky, Donald Trump a affirmé que Google n'aurait pas décroché son téléphone pendant son premier mandat. L'entreprise explique de son côté que le nouveau nom du golfe du Mexique vient de sources officielles.
Donald Trump a tenu ce weekend un meeting à Highland Heights, dans le Kentucky, pour soutenir des candidats républicains avant les élections de mi-mandat. Entre deux sujets, il est revenu sur le changement de nom du golfe du Mexique et sur un coup de fil à Google.
Le président a évoqué sa décision de rebaptiser le golfe du Mexique en golfe d'Amérique, ainsi que le lac Ontario, récemment renommé "Lake America". Il pense qu'il n'aurait pas pu y parvenir lors de son premier mandat, le second étant à ses yeux plus puissant. Il a ensuite affirmé : "J'ai appelé Google, Google Maps. Google n'aurait pas pris mon appel pendant le premier mandat. Maintenant, ils me lèchent le cul". Selon CNBC, ce rassemblement visait à mobiliser l'électorat républicain, alors que les droits de douane et la guerre contre l'Iran font monter les prix.
Mais chez Google, on donne bien sûr une autre explication. Selon l'entreprise, l'affichage reprend les "sources gouvernementales officielles", soit la base GNIS pour les États-Unis. Autrement dit, Google dit se contenter de reprendre le nom inscrit dans cette base. Pour les plans d'eau dont le nom varie d'un pays à l'autre, il dit aussi suivre une politique ancienne. Or de son côté, Donald Trump, lui, laisse entendre qu'il a convaincu Google en personne.
Les liens entre Trump et la tech américaine ne datent pas de ce meeting. En janvier 2025, nous rapportions que Google, Microsoft, OpenAI et Amazon avaient chacun donné un million de dollars à Donald Trump ou pour son investiture, comme Tim Cook (Apple) et Mark Zuckerberg (Meta). Les GAFAM espéraient ainsi pouvoir négocier des exceptions sur les droits de douane pour leurs produits fabriqués à l'étranger.
Tout au long de son second mandat, la Silicon Valley, dont Google et son PDG Sundar Pichai, a multiplié cadeaux, compliments et dons à ses projets pour se faire bien voir du président. Selon The Verge Nvidia, Apple, Google, Microsoft, Amazon et Meta avaient donné 92 millions de dollars au total pour la salle de bal que Donald Trump fait construire à la Maison-Blanche.