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Dénonçant une "guérilla", Les Entrepreneurs espèrent samedi une police "assez nombreuse lors de l'"acte II" de la mobilisation sociale
"L'État nous doit la sécurité publique", insiste Philippe Coy, vice-président des Entrepreneurs (ex-CPME), qui représente les petites et moyennes entreprises. Quelque 3 000 commerces ont subi des dégradations en marge de la mobilisation sociale du 17 octobre.
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Face à "une vraie organisation de guérilla", Philippe Coy, vice-président des Entrepreneurs (ex-CPME), qui représente les petites et moyennes entreprises, attend samedi prochain une police "assez nombreuse pour protéger les biens et les personnes", a-t-il déclaré mardi 20 octobre sur France Inter, alors que de nouvelles manifestations sont annoncées pour ce week-end.
Mobilisation du 17 octobre : la coordination de gilets jaunes annonce un "acte II" des manifestations pour samedi 24 octobre
"La première des préoccupations et des sollicitations, c'est d'assurer la sécurité de nos établissements. L'État nous doit la sécurité publique", assure Philippe Coy. "On a bien vu que la défaillance avait été au rendez-vous, ce qui fait que des milliers de commerçants ont été pillés, avec, au final, des vies brisées, des gens meurtris."
Pour Philippe Coy, les commerçants sont aujourd'hui "fatigués" face aux dégradations à répétition. Environ 3 000 commerces ont été touchés le week-end dernier, "une proportion jamais connue". "Nous n'en sommes malheureusement pas à un coup d'essai", explique le vice-président des Entrepreneurs. Désormais, de nombreux professionnels se préparent et certains annoncent déjà vouloir se défendre si de nouveaux pillages devaient avoir lieu.
"Il y a eu 2018, avec les gilets jaunes, il y a eu 2023, les émeutes. Les commerçants sont épuisés et, quand vous voyez votre commerce, votre vie, pillés, l'un des réflexes, et le plus mauvais certainement, c'est de vouloir se défendre soi-même devant les carences de l'État."
"C'est pour cela que j'en appelle à la puissance publique, pour protéger nos biens, pour protéger nos personnes", insiste Philippe Coy.
Si le gouvernement a annoncé la mise en place, dès ce mardi, d'un fonds spécifique et la prise en charge à 100 % du chômage partiel des salariés durant la cessation d'activité, le vice-président des Entrepreneurs s'inquiète déjà d'une augmentation "inévitable" des contrats d'assurance. "Vous voyez bien qu'à chaque fois qu'il y a des catastrophes, que ce soit naturelles ou, comme là, exceptionnelles, évidemment, au bout d'un moment, qui paye ? C'est celui qui assure son commerce, c'est celui qui paye sa cotisation. Cela signifie que demain, ces primes seront forcément réévaluées au regard des sinistres fréquents."
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