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DIRECT. Violences du 17 octobre : "Je me félicite des réponses pénales extrêmement importantes", déclare Gérald Darmanin
Le ministre de la Justice a déclaré mardi que 149 personnes avaient été incarcérées depuis les manifestations du week-end.
"Ils ont été au rendez-vous." Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a remercié, mardi 20 octobre, l'ensemble du personnel de la justice française après un "week-end extrêmement intense". Rapportant que 149 personnes avaient été incarcérées depuis les manifestations du week-end, il a salué "une réponse pénale extrêmement ferme". "Je me félicite des réponses pénales extrêmement importantes", a-t-il insisté. "Pourquoi la justice est extrêmement ferme ? Parce qu'ils trahissent la France, l'image d'une ville, d'un pays, a-t-il fait valoir. Si nous n'avons pas de réponse extrêmement ferme, alors les habitants feront justice eux-mêmes, et il ne faut pas laisser l'idée qu'il faut faire justice soi-même." Suivez notre direct.
#17_OCTOBRE Faisons le point sur les rumeurs qui circulent sur des personnes mortes à Paris depuis samedi, en marge des manifestations. Deux enquêtes sont ouvertes pour déterminer les causes de la mort de deux hommes, un premier samedi, et le second dans la nuit de dimanche à lundi, tous deux probablement à la suite de malaise. "Lundi à 1h10, rue Berger", dans le quartier des Halles, un homme de 48 ans est mort des suites d'un malaise sur la voie publique malgré l'intervention rapide des sapeurs-pompiers, selon la préfecture de police de Paris, qui annonce l'ouverture de cette enquête.
En revanche, le "street medic" frappé par des CRS place de la République à Paris n’est pas mort. Il a bien "été soigné par les sapeurs-pompiers sans être pris en charge", ce qui signifie qu'il n'a pas été transporté dans un centre de secours ou à l'hôpital, assure la préfecture de police. Celle-ci homme a dénoncé des violences, donc "une enquête a été ouverte".
#17_OCTOBRE Bonjour. A-t-on une idée de l'origine de cette similitude de faits violents en France et en Italie ? Merci
Bonjour @Katp. Les situations sont assez similaires au départ puisque des lycéens, des étudiants, des agriculteurs et des chauffeurs routiers ont manifesté principalement contre la hausse du coût de la vie en Italie. La dirigeante d'extrême droite italienne Giorgia Meloni doit aussi affronter l'an prochain des élections, lors desquelles la situation de l'économie, la sécurité et l'immigration devraient être les principaux enjeux. Samedi la police italienne a interpellé 270 manifestants, les trois quarts des mineurs. Certains disent s'inspirer de ce qui se passe en France.
Ce mouvement de contestation n'est pas concentré qu'en France et en Italie. Les Italiens sont appelés à une grève générale le 20 novembre, tandis qu’un mouvement similaire est prévu pour le 11 novembre en Espagne et au Portugal. La Belgique est aussi concernée, comme le montre cet article du Monde qui analyse la colère sociale en Europe. On pourrait même ajouter, hors de l'Union européenne, l'Albanie, où les étudiants ont rejoint un mouvement de contestation plus ancien.
#17_OCTOBRE Bonjour, pourriez-vous nous rappeler si les peines de moins d’un an de prison ferme en France se font en prison ?
Bonjour @Ionesco. Cela dépend des situations.Depuis la loi du 23 mars 2019, entrée en vigueur en 2020, l'échelle des peines a changé. Lors de l'énoncé du jugement, la peine est aménageable quand la durée ferme de l’emprisonnement ne dépasse pas un an. La prison est interdite au dessous d'un mois. Les peines entre 1 mois et 6 mois doivent automatiquement être aménagées.
Quant aux peines entre 6 mois et un an, soit, le juge correctionnel décide lui-même d'aménager la peine ; soit, il laisse le juge d’application des peines décider d’aménager cette peine ; soit, il décide de la détention. Le site Vie publique détaille tout cela.