// CLUBIC — MOBILE & WEB
On a testé Googlebook OS : et si Google n’avait pas compris le sujet ?
Annoncés au printemps et lancés le 5 octobre dernier, les Googlebook sont les nouveaux ordinateurs portables voulus par Google sur le haut de gamme. Pour l’occasion, la firme tourne le dos au système d’exploitation qu’on lui connaissait jusqu’à présent sur ce marché : adieu donc ChromeOS, place à Googlebook OS. Nous avons enfin pu tester par nous-mêmes ce tout nouvel environnement.
Les choses bougent (un peu) sur le marché des ordinateurs portables. Pas sur le plan matériel, où la pénurie de mémoire vive et de stockage rend au contraire les constructeurs timorés, mais sur le plan logiciel.
Face à la déconfiture de Windows 11 (trop gourmand en mémoire vive, perclus de bugs, d’outils Copilot dont personne n’a jamais tellement voulu et de fonctions parasites dont Microsoft a le secret), la concurrence s’organise. Les distributions Linux ont rarement eu autant le vent en poupe, et macOS tire son épingle du jeu en animant, avec sobriété, un catalogue de Mac récemment enrichi du MacBook Neo — véritable best-seller malgré ses 8 petits gigas de RAM.
Google aussi se sent pousser des ailes, mais cette fois sur le haut de gamme. Après des années à développer tant bien que mal un environnement ChromeOS dédié essentiellement à l’entrée et au milieu de gamme — avec une forte présence dans les milieux scolaires, notamment aux États-Unis —, la firme annonçait au printemps 2026 ses Googlebook… Animés cette fois par Googlebook OS (anciennement connu sous le nom de code « Aluminium OS »).
Ce tout nouveau système d’exploitation, bien plus ambitieux que ChromeOS dans son rapport aux applications et aux smartphones Android, est présenté par le géant californien comme une extension naturelle de ces derniers.
Construit directement à partir de la pile Android (et non sur une base ChromeOS/Linux) pour être en mesure de lancer nativement n’importe laquelle des applications du Play Store, Googlebook OS porte en lui la promesse d’une expérience PC / Smartphone totalement fluide et continue, avec de belles incursions de Gemini en prime.
Le système se veut aussi sécurisé, complet et réactif, suffisamment pour concurrencer le binôme iOS / macOS… Mais qu’en est-il en réalité ? Google parvient-il vraiment à rendre le tandem smartphone Android / Googlebook efficace à utiliser au quotidien ? Quelles sont les limites de Googlebook OS ?
Nos premières journées de tests en compagnie d’un Acer Googlebook 14 et d’un Google Pixel 8a (prêtés l’un comme l’autre par Acer France) nous permettent d’ores et déjà de dresser un portrait plus contrasté que nous ne l’aurions aimé de ce nouvel OS. Voici ce qui marche… Et ce qui marche moins bien, en l’état, avec Googlebook OS.
Nous n’allons pas commencer par les choses qui fâchent, alors débutons plutôt par ce qui s’avère le plus séduisant sur ces nouveaux Googlebook : la symbiose (presque) totale de ces nouveaux appareils avec les smartphones Android, et l’intégration habile de fonctions dopées à l’IA dans Googlebook OS.
En dépit d’un (trop grand) nombre d’étapes qui alourdit et hache un peu trop à notre goût la configuration initiale, la mise en route d’un Googlebook, en sortie de carton, se fait malgré tout en quelques minutes à peine si vous utilisez déjà un smartphone sous Android 17 (la dernière version d’Android lancée en juin 2026).