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Actualité : Le Walkman de Sony n'est pas mort, il coûte maintenant 5000 € et se recouvre d'or
Sony renouvelle son offre de baladeurs audiophiles avec deux modèles premium aux tarifs particulièrement salés. Finitions luxueuses, composants triés sur le volet et lecture haute résolution sont au programme.
En 1979, Sony lançait le premier Walkman et transformait l’écoute nomade en phénomène mondial. Près d’un demi-siècle plus tard, le constructeur japonais perpétue cette tradition avec des baladeurs destinés à un marché de niche. La marque proposait encore récemment des modèles plus accessibles comme le NW-A306, commercialisé à 400 € et malgré tout dôté d’un module wifi pour accéder aux plateformes de streaming.
Sony fait désormais évoluer son offre vers le très haut de gamme, avec l’ambition de rivaliser avec Astell&Kern et FiiO sur le terrain des tarifs exorbitants. Les NW-WM1AM3 et NW-WM1ZM3 sont donc lancés aux tarifs de 2500 et 5000 €, soit respectivement 1100 et 1300 € de plus que leurs prédécesseurs NW-WM1AM2 et NW-WM1ZM2, lancés en 2022.
Le NW-WM1AM3 reprend une grande partie de l’architecture du NW-WM1ZM3, mais fait appel à des matériaux moins coûteux. Son châssis est en aluminium, tandis que sa face arrière est en cuivre plaqué or. Pour sa part, le modèle supérieur adopte un châssis en cuivre sans oxygène plaqué or et un câblage dit KIMBER KABLE, notamment. En outre, les deux baladeurs revendiquent des soudures à l’or, des composants du circuit imprimé remplis de cuivre et des vis plaquées or, autant de raffinements matériels que Sony annonce capables d’améliorer la restitution sonore, au grand bonheur des alchimistes de la hi-fi.
Si les deux baladeurs partagent une base commune, Sony mise donc principalement sur les matériaux et la sélection des composants pour justifier un écart de prix de 2500 € entre les deux références. Des différences dont la portée paraîtra bien ténue aux yeux du grand public au regard d'un tel surcoût.
Les deux appareils intègrent une amplification S-Master HX et disposent d’une sortie casque asymétrique de 3,5 mm ainsi que d’une sortie symétrique de 4,4 mm. Sony indique avoir revu leur alimentation, en intégrant notamment deux condensateurs de grande capacité censés réduire le "bruit généré par les circuits numériques". Le constructeur mentionne également un câblage en cuivre désoxygéné, soudé à la main, parmi d’autres raffinements. Inspirées de celles mises en œuvre dans les électroniques domestiques haut de gamme, ces améliorations entendent limiter les interférences électriques et stabiliser le signal audio.
Avec tout ce beau monde, on s’attend bien sûr à ce que les appareils soient capables de fournir une puissance adaptée aux casques filaires exigeants. Or, pour les versions européennes, Sony annonce une puissance de sortie maximale de seulement 1,1 mW sous 32 Ohms. Cette limitation semble s’inscrire dans le cadre réglementaire sur la protection de l’audition avec les appareils audio nomades. La version japonaise promet quant à elle jusqu’à 250 mW par canal sous 16 Ohms. Bien que ces valeurs ne soient pas directement comparables, elles suffisent à constater que cette version est mieux adaptée à l’alimentation de casques gourmands.
Cette restriction est regrettable pour des appareils aussi onéreux. Avec certains casques de faible sensibilité ou d’impédance élevée, la marge disponible pourrait être insuffisante pour atteindre un niveau sonore confortable, contrairement à ce que peut offrir un ampli casque sédentaire.
Les deux Walkman prennent en charge le DSD256 natif ainsi que les fichiers PCM jusqu’en 32 bits/384 kHz. Ils intègrent également le moteur de remastérisation DSD de Sony, capable d'upscaler les fichiers PCM en flux DSD. Selon le constructeur, ce traitement entend rapprocher la restitution sonore de celle de l’analogique. Il peut être appliqué aussi bien aux morceaux stockés dans la mémoire du baladeur qu’aux contenus écoutés en streaming.
Les NW-WM1AM3 et NW-WM1ZM3 fonctionnent sous Android 16 et intègrent un module wifi. Ils permettent ainsi d’accéder aux princi