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Actualité : Sigma 50mm F1.4 CL DG C : un 50 mm conçu pour les humains, pas pour briller en laboratoire
A contre-courant de son offre classique, Sigma annonce aujourd'hui le développement d'une optique 50 mm f/1,4 qui ne cherche pas la perfection technique, mais d'offrir des rendus qui plaisent aux humains.
© Adrian Branco /les Numériques - Sigma 50mm F1.4 CL DG C Contemporary
Sigma annonce aujourd'hui une optique tout à la fois banale et extraordinaire. Banale, parce qu’il s’agit d’un 50 mm f/1,4 de plus dans une offre pléthorique dans le monde des boîtiers 24x36 mm. Extraordinaire, parce que la démarche de sa conception s’inscrit en opposition totale avec ce que Sigma et toute l’industrie japonaise produisent depuis des décennies : une optique qui ne cherche ni la perfection technique, ni l’équilibre économique.
Le Sigma 50mm F1.4 CL DG Contemporary dont Sigma annonce aujourd’hui le développement est une nouvelle addition à la gamme I, des focales fixes autofocus qui étaient jusqu’ici bridées à une ouverture f/2. Comprendre qu’il s’agit d’une tout autre famille que la gamme Art qui cherche la perfection et le piqué.
Conçue autour d’une formule optique en 9 éléments répartis en 6 groupes, cette optique compte 3 lentilles asphériques et une lentille FD. Une belle formule optique servie, accrochez-vous, par un diaphragme à non pas 11 mais bien 14 lamelles, soit bien au-delà de ce que nombre d’optiques haut de gamme proposent ces derniers temps.
Outre son rendu, l'autre promesse de cette optique est sa compacité et sa légèreté par rapport aux modèles F/1.4 classiques.
La conception optique cherche à la fois un rendu “organique”, mais profite des avancées techniques en matière de développement optique et cette future focale fixe se permet d’afficher une distance minimale de mise au point assez intéressante de seulement 45 cm.
Le moteur rotary a été choisi pour son rapport compacité/puissance.
Le diaphragme est le premier outil pour proposer une grande douceur des zones de transition du flou au net. Mais pour aller encore plus loin en matière de maintien de la signature de l’optique, Sigma a fait un choix courageux en matière d’autofocus : bouger tout le bloc optique plutôt qu’une seule lentille.
Pour ce faire et décidé à concevoir une optique la plus compacte possible, Sigma n’a pas pu se reposer sur les traditionnels moteurs pas-à-pas (STM) ou linéaires (HLM), pas assez puissants pour déplacer rapidement une telle masse. L’opticien japonais a utilisé un moteur rotatif à entraînement direct dit RDD (Rotary Direct Drive). Un moteur dont Sigma annonce clairement la couleur : “Avec un tel moteur, l’AF est plus lent qu’avec les solutions STM et HLA, ce qui rend l’optique moins adaptée à la vidéo.” Nous voilà prévenus.