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200 000 barils radioactifs dorment dans l'Atlantique, des chercheurs français lancent une mission inédite pour les traquer
Quatre-vingts ans après la capitulation japonaise, près de 3 800 épaves militaires jonchent encore le fond du Pacifique. Ces vestiges de guerre libèrent des substances toxiques dans l'océan, empoisonnant les écosystèmes marins. Le réchauffement climatique aggrave désormais cette pollution historique.... Lire la suite
À 4 700 mètres de profondeur, plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs reposent au fond de l'Atlantique Nord-Est ! Pourquoi ont-ils été jetés en mer ? Que sont-ils devenus après plusieurs décennies ? Une mission scientifique est partie enquêter sur ce patrimoine nucléaire oublié.... Lire la suite
Même si la pratique est aujourd’hui interdite, plus de 200 000 fûts remplis de déchets radioactifs gisent au fond de l’océan Atlantique. Que sont-ils devenus ? Ont-ils eu un impact sur les écosystèmes marins ? Pour répondre à ces questions, des équipes de scientifiques vont bientôt prendre la mer avec un premier objectif : cartographier précisément la localisation de chacun de ces fûts.
[EN VIDÉO] Que se cache-t-il dans cet étrange sac à dos porté par les inspecteurs de la sûreté nucléaire ? Un scanner laser 3D d’un nouveau genre. Il scrute tous les recoins des futurs tombeaux destinés aux pires déchets radioactifs, à la recherche des moindres failles.
La gestion des déchets radioactifs est une problématique qui ne date pas d'hier. Dès le début des premières activités nucléaires à la fin des années 1940 s'est posée la question du stockage de ces déchets. À cette époque, le milieu océanique apparaît rapidement comme la meilleure solution. Les plaines abyssales, situées à 4 000 mètres de profondeur et à plusieurs centaines de kilomètres au large des côtes sont en effet considérées comme des zones désertiques et sans vie.
Entre 1946 et 1990, plus de 200 000 fûts contenant des déchets radioactifs coulés dans du bitume et du ciment vont ainsi être largués par-dessus bord pour venir terminer leur vie au fond de l’océan Atlantique.
Quatre-vingts ans après la capitulation japonaise, près de 3 800 épaves militaires jonchent encore le fond du Pacifique. Ces vestiges de guerre libèrent des substances toxiques dans l'océan, empoisonnant les écosystèmes marins. Le réchauffement climatique aggrave désormais cette pollution historique.... Lire la suite
La question de leur étanchéité et de l'impact que peuvent avoir les émanations radioactives dans ce milieu bien plus riche en vie qu'on ne le pensait au départ va finalement se poser. En 1990, cette pratique est interdite par la Convention de Londres.
Photographie d'un fût de déchets radioactifs prise par l'AUV Epaulard lors de la campagne Epicea. © Sibuet et al. 1985
Mais les fûts radioactifs jetés à la mer ne seront pas repêchés. Trente-cinq ans après les dernières immersions, personne ne sait d'ailleurs quels impacts a pu avoir le largage de ces fûts sur les écosystèmes océaniques profonds, ni s'ils représentent encore un risque radiologique.