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Moins cher et plus d’autonomie : la production espagnole du Leapmotor B10 électrique change tout
Il existe aujourd’hui un choix pléthorique de voitures électriques sur le marché français. Alors, au moment de signer, le prix reste souvent le critère déterminant. Or, on sait que celui des autos zéro-émission (à l’échappement) reste encore élevé pour de nombreux automobilistes. D’où l’intérêt des aides financières mises en place par le gouvernement, comme la prime CEE. Mais tous les modèles n’y ont pas droit, puisqu’ils doivent être éligibles à un éco-score très sévère.
Ce score calcule l’empreinte carbone de la fabrication et du transport de la voiture, ce qui écarte de fait la quasi-totalité des modèles produits en Asie. Une règle qui complique sérieusement la vie des constructeurs chinois de voitures électriques. Mais voilà que l’un d’eux a trouvé la parade.
Il s’agit de Leapmotor, soutenu par Stellantis dans le cadre d’une joint-venture. La firme commercialise notamment son B10, que nous avions pu essayer. Il vient de franchir une nouvelle étape, puisqu’il est désormais produit sur le Vieux Continent, plus précisément dans l’usine Stellantis de Saragosse, en Espagne, depuis le 16 octobre.
C’est une très bonne nouvelle pour les clients, car le SUV électrique obtient désormais l’éco-score, ce qui lui ouvre droit à la prime CEE. Leapmotor l’a confirmé le 23 octobre dans un communiqué officiel. Dès à présent, les clients peuvent donc profiter d’un coup de pouce plutôt généreux, compris entre 3 650 et 7 000 euros selon les revenus du ménage.
Cet assemblage en Espagne permet également au B10 d’échapper aux droits de douane européens qui frappent les voitures électriques fabriquées en Chine : 30,7 % pour Leapmotor, soit 10 % de droits classiques et 20,7 % de droits compensateurs. C’est autant de marge que la marque peut réinjecter dans ses prix.
Désormais, le Leapmotor B10 est affiché à partir de 25 750 euros, en prenant en compte la prime CEE minimale de 3 650 euros. Le tarif peut même descendre à 22 400 euros pour les ménages les plus modestes, qui touchent la prime maximale de 7 000 euros. À ce tarif-là, les clients ont droit à la version de base Life Pro, qui profite d’ailleurs de quelques améliorations. La batterie est en effet passée de 56,2 à 60,8 kWh. De quoi faire grimper l’autonomie de 361 à 400 kilomètres selon le cycle WLTP.
La finition Life Pro est livrée de série avec un écran tactile de 14,6 pouces compatible avec Apple CarPlay et Android Auto, ainsi que des caméras à 360 degrés. La puissance est annoncée à 218 chevaux.
Le gain est net par rapport au B10 importé de Chine, affiché à son lancement à 29 900 euros en finition Life Pro, avec une prime CEE qui plafonnait alors à quelques centaines d’euros. Avant aide, le Life Pro produit à Saragosse démarre désormais à 29 400 euros. La version Life ProMax évolue elle aussi : son autonomie WLTP passe de 434 à 450 kilomètres, avec une batterie de 68,7 kWh au lieu de 67,1 kWh.
Enfin, le Leapmotor B10 est aussi disponible en LOA, mais pas dans le cadre du leasing social. Le tout avec une offre à partir de 280 euros par mois pour un contrat de 48 mois et 40 000 kilomètres. Ce tarif inclut là encore la prime CEE de 3 650 euros, soit le montant minimum, accessible quel que soit le revenu du ménage. Les commandes du SUV électrique sino-espagnol sont déjà ouvertes.
Le label éco-score intéresse aussi les entreprises. Il permet d’appliquer un abattement de 70 % sur l’avantage en nature des voitures de fonction, dans la limite de 4 641 euros, ce qui réduit les charges patronales et salariales.