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Et si le chocolat de demain ne venait plus du cacao ? L’invention osée d’Upgredient
Former les ingénieurs en biotechnologies de demain et transformer leurs connaissances scientifiques en solutions concrètes : telle est l’ambition de SupBiotech. La pédagogie de l’école est fondée sur des expériences pratiques et théoriques, visant à encourager les étudiants à entreprendre pour anticiper les innovations et relever les défis actuels.
Rencontre avec les jeunes entrepreneurs d’Upgredient, qui imaginent une alternative au cacao grâce à la biotechnologie et à la valorisation des coproduits végétaux.
[EN VIDÉO] Découvrez Upgredient, un projet porté par les étudiants de SUPBIOTECH qui misent sur la fermentation pour transformer des tourteaux d’oléagineux, des résidus issus de l’extraction d’huile, en un ingrédient aux notes de cacao et de noisette. Leur objectif ? Réinventer nos plaisirs gourmands grâce aux biotechnologies, tout en valorisant une matière aujourd’hui peu exploitée et en limitant l’impact environnemental de la production de cacao. Pour Simon Houdouin, étudiant entrepreneur, la biotech ne doit pas rester dans les laboratoires. Elle peut aussi contribuer à transformer concrètement ce que nous retrouvons dans nos assiettes. De la fermentation aux premiers prototypes, en passant par les défis de l’industrialisation, Simon nous emmène dans les coulisses Upgredient et de leur projet d’innovation alimentaire durable avec SUPBIOTECH.
Et si le chocolat n’était plus uniquement issu du cacao ? C’est le pari audacieux d’Upgredient, né du projet étudiant Les Kojiteurs, porté par douze élèves ingénieurs de SupBiotech, puis par Simon Houdouin, Cléo Lauret, Louise Mourot et Sophie Sar.
Le projet commence avec une idée : participer au concours Ecotrophelia où des étudiants français s’affrontent autour de l’éco-conception et l’innovation alimentaire. À SupBiotech, douze cerveaux s’agitent : ce qu’ils savent avant de commencer ? Leur produit sera sucré parce qu’ils sont tous aussi gourmands les uns que les autres, la démarche gravitera autour de l’upcycling pour valoriser une matière oubliée et lutter contre le gaspillage et ils exploreront la fermentation.
Après avoir étudié des publications scientifiques et bases de données et testé nombre de co-produits, un ingrédient sort du lot : le tourteau, résidu solide issu de l’extraction d’huile d’oléagineux, riche en fibres et en protéine et habituellement destiné à l’alimentation animale.
Le défi technique et écologique de l’équipe est de taille : dissocier le plaisir gourmand de la déforestation en s’appuyant sur la biotechnologie pour créer une alternative saine et brute au cacao, sans nuire aux forêts ni à la santé du consommateur.
À force de travail, un jour de septembre, la pâte obtenue en laboratoire fait l’unanimité : son goût rappelle celui du cacao. L’aventure des Kojiteurs se concrétise davantage et la persévérance du petit groupe porte ses fruits quand, en juin 2025, il remporte la médaille d’argent et le Prix Sciences et Technologies au concours Ecotrophelia.
Aux côtés de ceux que l’on nomme encore Les Kojiteurs se trouve SupBiotech. L’école offre à ses élèves un accès à ses infrastructures de pointe et à un réseau d’experts, notamment parmi les alumni de l’école. Des facteurs permettant de rapidement faire évoluer leur idée vers un premier prototype.
La formation d’ingénieur leur a notamment appris à décomposer des systèmes biologiques complexes, à construire des solutions tout en travaillant en équipe. Et avec des champs d’application transverses et essentiels comme la gestion de projet, la communication, les relations professionnelles, mais aussi les associations de l’école et les projets extra-scolaires, l’aventure entrepreneuriale s’est peu à peu forgée et solidifiée.