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"Des propos inacceptables, particulièrement insupportables", Manuel Bompard "vise" l'extrême droite avant l'hommage national aux victimes de l'attentat raciste de Trappes
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Invité des "4 Vérités" sur France 2, Manuel Bompard, député LFI des Bouches-du-Rhône, s'est exprimé sur l'hommage national aux victimes de l'attentat terroriste de Trappes annoncé par Emmanuel Macron. Le coordinateur de La France insoumise estime "tout le monde est invité", mais qu'un certain nombre de responsables politiques ont tenu, et continue à tenir, des "propos extrêmement insupportables" à l'égard de la ville et de ses habitants. "Je vise en particulier l'extrême droite", précise-t-il.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Francis Letellier : L'auteur de l'attentat terroriste raciste de Trappes va être présenté aujourd'hui au juge. Emmanuel Macron a annoncé un hommage national prochainement qui sera présidé par Sébastien Lecornu. Si vous y êtes invité, vous y allez ?
Manuel Bompard : Évidemment. Je pense que c'est très important que le pays et la nation tout entière rendent hommage à Pengo Bossio Wangi, aux personnes qui ont été blessées aussi. Vous savez qu'une fillette de 12 ans en particulier a été criblée de balles et je pense que c'est important que ce soit le pays tout entier qui leur rende hommage.
Ça doit être un moment d'union nationale, donc tout le monde est le bienvenu dans ce moment à vos yeux ?
Écoutez, quand on fait un hommage national, tout le monde est invité. Après, chacun regardera devant sa conscience s'il a l'impression que sa place est à cette cérémonie. Je pense qu'un certain nombre de responsables politiques qui ont tenu ces dernières années des propos, et qui continuent d'ailleurs à les tenir depuis ce drame, des propos particulièrement inacceptables, particulièrement insupportables. Je vise en particulier l'extrême droite qui, encore en début de semaine, continuait à avoir des propos, notamment à l'égard de la ville de Trappes, qui étaient des propos extrêmement insupportables.
Je vous dis, c'est un hommage national. Tout le monde est invité. Ensuite, chacun regarde devant sa conscience. Mais en tout cas, personnellement, et avec La France insoumise, nous y serons, évidemment. Et j'en profite pour dire mon soutien aux personnes blessées, mes condoléances.
Emmanuel Macron a dénoncé une désinhibition de l'antisémitisme chez certains, une désinhibition du racisme chez les autres. Est-ce que vous êtes d'accord, vous, pour dire que les deux doivent être combattus en même temps ?
Évidemment. Et quand on est un mouvement antiraciste conséquent comme l'est La France insoumise, on lutte contre toutes les formes de racisme, on lutte contre l'antisémitisme, on lutte contre l'islamophobie, on lutte contre la négrophobie. Je mets en garde le président de la République de ne pas opposer l'un à l'autre. Il faut lutter contre les deux, et pas seulement dans les phrases, pas seulement dans les mots, mais aussi dans les politiques qui sont mises en œuvre. Lutter contre les discriminations dans l'accès à l'emploi, dans l'accès au logement, lutter contre la haine en ligne. Voilà tout ce qu'on peut faire et il faut des réponses politiques.