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Le parquet de Toulouse saisit l'IGPN après la plainte d'un manifestant grièvement blessé à la main le 24 octobre
Entendu dimanche dans le cadre d'une enquête pour "recherche des causes de blessures graves", le jeune homme de 20 ans a porté plainte pendant l'audition, a déclaré à l'AFP le procureur de la République à Toulouse, David Charmatz.
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L'IGPN, la police des polices, a été saisie après la plainte d'un manifestant de 20 ans, grièvement blessé à une main à Toulouse (Haute-Garonne) lors de heurts le 24 octobre avec les forces de l'ordre, a annoncé le parquet dans la soirée du mercredi 28 octobre. Entendu dimanche dans le cadre d'une enquête pour "recherche des causes de blessures graves", le jeune homme a porté plainte pendant l'audition, a déclaré à l'AFP le procureur de la République à Toulouse, David Charmatz.
Lundi, le parquet a saisi l'Inspection générale de la police nationale du chef de "violences volontaires par une personne dépositaire de l'autorité publique suivies de mutilation ou infirmité permanente lors d'une manifestation sur la voie publique", a encore affirmé David Charmatz. "Cette qualification ne présume en rien de la nature juridique exacte de l'infraction éventuellement commise (…), mais ouvre au plus grave, comme c'est la pratique", a-t-il précisé.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez faisait état lundi de 267 membres des forces de l'ordre blessés et d'environ 150 manifestants blessés, dont trois "assez" grièvement, à Toulouse, Reims (Marne) et Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Le parquet de Lyon a quant à lui indiqué mardi avoir ouvert une enquête confiée à l'IGPN "pour recherche des causes des blessures" sur le cas d'un homme qui ne manifestait pas, mais a été blessé en marge des manifestations le 24 octobre à Lyon.
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