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Test Dyson Hushjet HJ10 : un purificateur d'air qui murmure à l'oreille des particules
En commercialisant le HushJet HJ10, Dyson réinvente les codes du purificateur d'air. Avec ce modèle, les intentions sont très claires : créer un flux d'air puissant et silencieux. Une rupture esthétique et technique radicale pour assainir la maison dans la plus stricte discrétion.
Dyson repense totalement son approche de la purification de l'air avec le HushJet HJ10. Vendu à 400 €, ce modèle rompt avec la silhouette habituelle de la gamme Purifier pour adopter une esthétique cylindrique inédite.
L'objectif ? Diriger le flux d'air non pas vers l'utilisateur, mais vers le haut. En s'appuyant sur l'effet Coanda, l'air purifié rebondit sur le plafond et les murs, ce qui est censé assurer un brassage homogène tout en évitant la sensation désagréable de courant d'air froid en hiver.
Ce modèle joue la carte de la compacité et de la légèreté, ce qui permet de le déplacer facilement d'une pièce à l'autre. Contrairement à des appareils plus hybrides de la marque comme le Pure Hot+Cool, le HushJet se déleste de la fonction de chauffage et du système d'oscillation pour se concentrer uniquement sur l'assainissement de l'air.
Fidèle à la réputation du constructeur britannique, l'assemblage du HushJet HJ10 ne laisse aucune place au doute, les finitions sont impeccables, l'assemblage est soigné et les matériaux employés respirent la qualité. Malgré sa forme de colonne inédite qui rappelle un réacteur d'avion, l'appareil se révèle particulièrement compact. Son gabarit menu et son poids contenu sont de véritables atouts au quotidien, permettant de le soulever et de le déplacer sans effort d'une pièce à l'autre selon les besoins.
Sur l'appareil lui-même, l'interface a été pensée pour aller à l'essentiel. En l'absence de télécommande physique fournie, l'utilisateur s'en remet au panneau de commandes intégré qui permet de gérer trois niveaux de vitesse, activer le mode automatique, régler un minuteur ou de basculer en mode nuit. La façade accueille également un petit écran LCD suffisamment lisible pour consulter en un clin d'œil la qualité de l'air et les relevés des nombreux capteurs embarqués (particules fines PM2,5 et PM10, gaz COV et NO2, ainsi que le tout nouveau capteur de CO2).
Mais c'est véritablement en passant par le smartphone que l'ergonomie prend tout son sens. Le HushJet HJ10 est lié à l'app Dyson Link, reconnue pour son interface intuitive et épurée. C'est elle qui débloque le plein potentiel de l'appareil en donnant accès à un total de 10 vitesses de purification. On y retrouve l'exhaustivité des réglages chers à la marque : suivi détaillé et historique de la qualité de l'air intérieur, programmation de plannings hebdomadaires précis et, bien sûr, pilotage du purificateur à distance.
Enfin, la conception même de cet objet participe à son grand confort d'usage. Contrairement aux modèles traditionnels, le HushJet dirige son puissant flux d'air vers le plafond grâce à l'aérodynamique de l'effet Coanda. Ce phénomène de la dynamique des fluides — déjà exploité par la marque sur son célèbre boucleur Airwrap — fait qu'un jet d'air a naturellement tendance à épouser la forme de la surface convexe qu'il rencontre.
L'air propulsé par le moteur va donc suivre la courbure conique du HushJet pour être guidé et projeté puissamment vers le haut. Le flux est censé ensuite rebondir sur le plafond et les murs, créant une circulation d'air continue qui repousse l'air vicié vers les capteurs situés au bas de l'appareil.
L'entretien se veut d'une simplicité enfantine, dans la droite lignée de ce que l'on connaît sur le Pure Hot+Cool. Il suffit de déclipser la coque extérieure pour accéder au cœur du système. Si la manipulation est identique et toujours aussi fluide, la technologie, elle, évolue : sous le capot, le constructeur a remplacé son classique filtre HEPA par un imposant filtre électrostatique “conçu pour durer jusqu'à 5 ans”. Son extraction et sa remise en place s'effectuent en un tournemain.