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Actualité : Alerte nucléaire : des hackers piratent les applis d’urgence, des milliers de téléphones sonnent en Ukraine, puis en Russie
Dimanche soir, des téléphones ukrainiens ont affiché une menace radiologique sur Kyiv, avec un message en russe qui se moquait de la panique. Quelques heures plus tard, Moscou reconnaissait le piratage de sa propre application d'urgence, qui annonçait des ogives nucléaires sur tout le pays. Deux nuits de fausses sirènes numériques, aucun auteur identifié.
© Kryvosheia Yurii - Dimanche soir et lundi à l’aube, des milliers de téléphones ont affiché une fausse alerte nucléaire envoyée par des pirates.
Tard dans la soirée du dimanche 1er novembre, Air Alert, l'application officielle d'alerte aérienne ukrainienne, a diffusé de fausses alertes radiologiques, chimiques et de combats de rue à Kyiv. L'outil n'a rien d'anecdotique : selon son éditeur Ajax Systems, il compte 6,7 millions d'utilisateurs actifs. Quelques heures plus tard, le ministère russe des Situations d'urgence constatait à son tour le piratage de sa propre application.
Parmi les notifications, un message en russe a surgi, relevé par le média indépendant Meduza. Il brandissait l'Oreshnik, un missile hypersonique russe déjà tiré sur Dnipro en 2024, puis sur la région de Lviv en janvier 2026.
Salut ! Il y aura une alerte nucléaire sur toute l’Ukraine tout de suite ! Ne vous inquiétez pas, l’Oreshnik [NDLR : missile balistique russe hypersonique de portée intermédiaire, capable d’emporter une charge nucléaire] arrive !
L'application a ensuite signalé une "interférence non autorisée" de personnes extérieures et coupé ses notifications. Le ministère ukrainien de la Transformation numérique a précisé que les sirènes et les autres canaux d'alerte fonctionnaient toujours.
Sur la carte publique des alertes, Kyiv et Zaporijjia arboraient encore à 23 h 10 des symboles de danger radiologique et chimique, sous un bandeau avertissant que ces informations ne correspondaient pas à la réalité.
La carte des alertes ukrainiennes le 1er novembre à 23 h 10 : des symboles de danger radiologique et chimique s'affichent sur Kyiv et Zaporijjia, sous un bandeau qui prévient que ces alertes "ne correspondent pas à la réalité".
La capitale disposait d'un filet de sécurité : sa propre application d'alerte, distincte d'Air Alert, a continué de fonctionner normalement, selon les autorités de Kyiv.
L'application d'alerte aérienne semble avoir subi une influence ennemie. Il n'y a aucune menace radiologique !