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Notre avis sur Airalo : la référence des fournisseurs d’eSIM pour voyager ?
L’eSIM sur smartphone a une histoire relativement récente. Fin 2018, les premiers modèles compatibles avec la SIM virtuelle (l’Apple iPhone XS/XR et le Google Pixel 3) sont commercialisés et arrivent en France dans la foulée. Peu de temps après, en 2019, trois entrepreneurs fondent Airalo afin de proposer aux voyageurs une connectivité internationale en exploitant cette technologie encore naissante qu’est l’eSIM.
Sept ans et 30 millions de clients plus tard, Airalo s’est fait une place parmi les leaders du marché de l’eSIM de voyage, aux côtés de Saily et de Holafly. Peut-on recommander Airalo, ou alors ce fournisseur est-il à fuir ? Réponses dans ce test.
Nous avons testé Airalo avec une eSIM de 5 Go pour la France, installée sur un Apple iPhone 18 Pro, à Paris et en banlieue.
Airalo se présente comme la première boutique d’eSIM du monde. L’entreprise voit le jour en 2019 dans le Delaware, aux États-Unis. Elle est fondée par l’entrepreneur turc Ahmet Bahadir Ozdemir, aujourd’hui CEO, le Canadien Abraham Burak et Duran Akcaylier, qui a quitté l’aventure dès 2020. Le siège n’a pas bougé depuis mais la base opérationnelle d’Airalo se situe quant à elle à Singapour. En 2019, lors d’une présentation devant des investisseurs, Bahadir Ozdemir a même demandé une minute de silence pour la carte SIM physique, raconte le média spécialisé WiT (Web in Travel). La carte SIM physique est toujours là, mais sa disparition se prépare.
Airalo est né de l’agacement partagé par les voyageurs internationaux : les galères pour trouver un Wi-Fi gratuit, la perte de connexion et surtout les factures de hors-forfait démentielles au retour des vacances. Les fondateurs ont eux-mêmes connu ces déconvenues et Bahadir Ozdemir, qui possédait sa propre entreprise d’eSIM pour le secteur maritime, a eu l’idée d’exploiter cette technologie pour les voyageurs. Malgré des débuts difficiles avec la pandémie de Covid-19 et le scepticisme des opérateurs sur l’eSIM, Airalo ne tarde pas à rebondir.
Après une première levée de 1,9 million de dollars en 2019, le fournisseur récolte 5 millions de dollars en 2021, 60 millions en 2023 et 220 millions en 2025, lors d’un tour mené par le fonds CVC qui valorise Airalo à plus d’un milliard de dollars. Ces tours de table voient des opérateurs mobiles de premier plan investir dans Airalo via leurs fonds d’investissement, comme Orange, Deutsche Telekom, Telefónica, Singtel (plus grand opérateur mobile de Singapour), Rakuten ou encore e& (opérateur historique des Émirats arabes unis).
Dès sa première levée de fonds, l’offre d’Airalo couvre plus de 190 destinations, elle en couvre plus de 200 aujourd’hui. Le fournisseur d’eSIM pour voyager revendique aujourd’hui plus de 30 millions de clients dans le monde. Airalo est particulièrement populaire aux États-Unis et au Canada mais aussi auprès des Européens qui souhaitent voyager dans les pays limitrophes.
Les premiers pas sur Airalo peuvent se dérouler autant sur le site web du fournisseur que sur son application mobile (disponible sur Android et iOS), mais cette dernière reste indispensable pour installer l’eSIM sur son smartphone. De toute façon, le parcours client est simple, que ce soit sur web ou mobile.
Lors de notre test sur l’application iOS d’Airalo, installée sur un iPhone 18 Pro, l’achat, l’installation et l’activation de l’eSIM n’ont pris qu’une poignée de minutes. Il suffit de choisir la destination convoitée, de faire son choix sur la quantité de data (à moins de choisir une enveloppe illimitée) et la durée de validité du forfait et de passer à la caisse.
L’avantage de réaliser cette étape sur l’application plutôt que sur le site web est que la première vérifie elle-même si votre appareil est compatible avec l’eSIM. Un bon point pour les néophytes qui en sont à leurs premiers pas avec les eSIM de voyage.