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Test de l'OPPO Find X10 Pro Max : un photophone de haut vol
On peut voir Find X10 Pro Max comme étant le successeur spirituel du Find X9 Pro. Le constructeur inaugure au passage le suffixe « Pro Max », qui n’est pas sans rappeler celui d’un certain constructeur californien. La ressemblance ne s’arrête d’ailleurs pas là : avec ses transparences et ses reflets lumineux, l’interface ColorOS 17 a comme un petit air de Liquid Glass. Simple hasard, sans doute.
Les différences se trouvent principalement dans l’électronique, et plus particulièrement dans la partie photo. Le nouveau venu est ainsi le premier smartphone à embarquer trois modules dorsaux équipés de capteurs 200 Mpx coconçus avec Hasselblad. Sur la fiche technique, ça en jette, d’autant plus qu’OPPO promet monts et merveilles.
Disponible en France depuis le 21 octobre en gris titane et en blanc lune, dans une unique configuration 12/512 Go, il est vendu 1 799 €, quand le Find X10 « tout court » s’affiche à 1 299 €. Un empilement de mégapixels lui permet-il véritablement d’exister face aux ténors du marché, Samsung et Apple en tête ? Afin de le savoir, nous l’avons testé pendant cinq semaines.
Pas de grosse révolution esthétique pour le Find X10 Pro Max, qui reprend le langage visuel sobre de la famille. Le cadre en aluminium mat, aux tranches plates et aux arêtes adoucies, offre une prise en main sûre et agréable. Le dos en verre au toucher velouté complète un ensemble à la finition irréprochable : rien ne grince, rien ne dépasse.
Avec ses 161,3 × 76,6 × 8,4 mm et ses 226 g, le Find X10 Pro Max n’est pas un poids plume. Il boxe dans la même catégorie que l’iPhone 18 Pro Max (163,4 × 78 × 8,75 mm ; 249 g), à la fois plus grand et plus lourd, tandis que le Galaxy S26 Ultra (163,6 × 78,1 × 7,9 mm ; 214 g) est lui aussi plus grand, mais plus fin et plus léger. Il se situe donc dans la bonne moyenne des grands formats haut de gamme.
Trois modules photo équipés de capteurs 200 Mpx, ça prend de la place. L’imposante caméra dorsale est assez proéminente. OPPO fait ce qu’il peut afin de l’intégrer au mieux, mais elle ne passe pas inaperçue.
Une fois n’est pas coutume, le choix de la couleur ne se limite pas à une affaire de teinte. Les deux versions proposées en France, gris titane et blanc lune, adoptent en effet deux dispositions légèrement différentes
Sur le modèle gris, les trois objectifs et le module « LUMO » (capteur multispectral et flash) sont réunis dans un bloc de verre unique qui se fond dans la coque arrière. Un sobre logo « OPPO » est gravé dans sa partie basse.
La version blanche joue la carte de l’appareil photo vintage. Les objectifs et le module LUMO forment deux îlots distincts, sans platine pour les relier. Le bloc principal voit ses flancs moletés et soulignés d’un discret liseré orange, clin d’œil aux bagues des objectifs Hasselblad. Le module LUMO arbore quant à lui une finition argentée mate. Le dos combine une surface lisse et un motif évoquant le tissu, tandis qu’une bande verticale, sur la gauche, affiche les logos OPPO et Hasselblad.
Malheureusement, cette différence n’est pas qu’esthétique : une coque de protection conçue pour une couleur ne s’adapte pas à l’autre. Avant d’acheter un accessoire, vérifiez bien sa compatibilité avec votre coloris. C’est particulièrement vrai pour le téléconvertisseur Hasselblad, dont la coque sert de support.