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"[Le chauffeur] indique qu'il se serait assoupi" : les premiers éléments de l'enquête après l'accident de car mortel dans l'Ain
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Comment expliquer le brutal coup de volant qui a provoqué l'accident mortel de car dans l'Ain, vendredi 6 novembre ? La procureure de la République de Bourg-en-Bresse a pris la parole en fin de journée. Elle rapporte que le chauffeur âgé de 26 ans se serait assoupi.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Moins de 12 heures d'enquête, et déjà les premiers aveux du chauffeur. En garde à vue sur son lit d'hôpital, il reconnaît s'être endormi au volant, selon la procureure. "Il indique qu'il se serait assoupi, aurait traversé la chaussée. En tout cas, lorsqu'il s'est réveillé, il s'est retrouvé de l'autre côté de la chaussée et a percuté plusieurs arbres qui bordaient cette chaussée, avant de s'immobiliser dans le ravin. Les premiers témoignages confirment l'assoupissement du chauffeur", a déclaré Karine Malara, procureure de la République de Bourg-en-Bresse.
Âgé de 26 ans, il affirme qu'il conduisait sous la limite de vitesse avec le régulateur activé. Testé négatif aux drogues et à l'alcool, le chauffeur explique avoir commencé sa journée de travail bien avant 7h30 lors de l'accident. "Il nous indique être parti très tôt le matin, donc on va vérifier les horaires exacts. Et effectivement, il aurait déjà fait une tournée avant d'être sur cet itinéraire", poursuit la procureure.
A-t-il conduit trop longtemps ? Dans un centre de formation, les moniteurs montrent la boîte noire des autocars, exploitable par la justice. "Ce qu'on appelle le chronotachygraphe", précise Olivier Petzolb, manager pédagogique - AFTRAL. Chaque chauffeur doit insérer sa carte personnelle dans cet appareil pour démarrer. Peut-il donner des informations aux enquêteurs ? "Oui, savoir si effectivement les temps de conduite étaient respectés, les temps de repos, si la vitesse avait été dépassée éventuellement", affirme Olivier Petzolb.
Autre zone d'ombre, les passagers portaient-ils leur ceinture de sécurité ? Cette obligation ne serait pas toujours respectée selon un syndicat. "On voit souvent que dans les accidents, le non-port de la ceinture intervient comme un effet aggravant de la situation. Et ça, c'est un combat qu'on a du mal à mener", déplore Marianne Boisselier, déléguée régionale de la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs.
L'enquête se poursuit, ouverte pour homicides routiers et blessures routières aggravées.
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