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Fusillade à Cracovie : le tireur polonais "fasciné par l'extrême droite", trois corps découverts à son domicile
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Au lendemain de la fusillade qui a fait six morts à Cracovie, l’enquête se poursuit autour du terroriste, présenté par les autorités comme fasciné par les idées d’extrême droite. Lors de la perquisition de son domicile, la police a également découvert trois corps, ceux de ses parents et de sa sœur.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
L'attaque s'est jouée en quelques minutes. Le déroulé de l'attentat meurtrier à Cracovie (Pologne) se précise, dimanche 8 novembre. Des images de vidéosurveillance montrent une voiture noire. Après quelques secondes, le conducteur ouvre le feu par la fenêtre. Plusieurs passants s'effondrent, touchés par balles. Certains partent en courant. C'est le début de la terreur dans les rues de la ville. Pendant de longues minutes, le terroriste tire au hasard.
Quatre femmes et deux hommes sont tués, dont un ressortissant britannique. Quinze personnes sont blessées. Un couple de Français était sur place. "J'ai vu en face de moi une voiture passer à toute vitesse et tirer avec un homme armé, des gens en train de tomber et courir de tous les côtés. J'étais à une dizaine de mètres", raconte le témoin.
L'homme de 24 ans est finalement intercepté par la police. L'un des fonctionnaires a fait usage de son arme pour neutraliser l'assaillant. Dans les échanges de tirs, il a été blessé. Les autorités ont fait un appel aux dons du sang pour le sauver.
Mais sa folie meurtrière a en réalité commencé plus tôt : lors de la perquisition de son domicile, les corps de ses parents et de sa sœur ont aussi été découverts. Les premiers éléments de l'enquête laissent penser que l'homme a agi seul. Selon les médias polonais, il s'agirait de Michal O. Il est né en 2002, membre d'un club de tir. Il était sans antécédent judiciaire, mais présenterait une idéologie radicale. "Tout laisse penser qu'il était fasciné par les idéologies d'extrême droite. Ce point fera l'objet d'investigations", a fait savoir Marcin Kierwinski, le ministre polonais de l’Intérieur.
Quelques heures après la fusillade, des Polonais sont venus se recueillir sur les lieux du drame, encore sidérés par l'un des pires attentats de l'histoire du pays. "J'ai vu ici une personne morte qui ne bougeait plus, d'autres qui étaient allongées un peu plus loin. C'est impossible à décrire, on aurait dit une scène tout droit sortie des pires films", décrit un homme. La Pologne a décrété deux jours de deuil national. La sécurité a été renforcée dans le centre-ville de Cracovie.
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