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Six personnes abattues dans la rue, un suspect aux idées "ultranationalistes", trois corps retrouvés chez lui... Ce que l'on sait de l'attentat en Pologne
En plus des six victimes tuées par l'assaillant dans le centre de Cracovie, trois personnes ont été retrouvées mortes à son domicile. Le suspect est un jeune homme "fasciné" par les idées d'extrême droite, selon les autorités.
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Un pays sous le choc. Au lendemain d'un attentat qui a fait six morts et 15 blessés à Cracovie samedi 7 novembre, la Pologne entame deux jours de deuil national. Les faits se sont produits vers 15 heures, sur la célèbre place du marché de l'ancienne capitale historique. Un homme armé d'un fusil semi-automatique a tiré sur la foule depuis la fenêtre d'une voiture, semant la panique dans les rues très fréquentées de ce quartier touristique. Le parquet polonais a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête pour acte à "caractère terroriste". Voici ce que l'on sait de cette tuerie.
La police fait état de six personnes tuées dans le centre de Cracovie : quatre femmes et deux hommes. Parmi elles, trois Polonaises, un citoyen du Royaume-Uni et une citoyenne autrichienne. Une victime n'a pas encore été identifiée. De plus, 15 personnes ont été blessées par l'assaillant : 10 d'entre elles sont de nationalité polonaise, dont deux policiers, et cinq sont de nationalité britannique, portugaise, russe, allemande et autrichienne, a indiqué la police dimanche à l'agence PAP.
Selon une porte-parole de la police citée par des médias polonais, leur état de santé s'est légèrement amélioré mais toutes ne sont pas encore hors de danger. Pour venir en aide à Jakub Kulik, un des deux policiers blessés, le ministre de la Justice, Waldemar Zurek, a lancé un appel sur X afin d'inciter les citoyens à donner leur sang : "Il a un poumon hors d'usage et a besoin de chaque goutte de sang", écrit-il.
Au moment des faits, la police dit avoir "reçu plusieurs appels de passants terrifiés". Les équipes sont intervenues en quelques minutes. Le tireur, vêtu d'une tenue militaire, a tenté de prendre la fuite au volant d'une Subaru noire et a ouvert le feu sur les policiers, qui ont riposté et sont parvenus à l'immobiliser. Deux agents ont été atteints par ses tirs. Grièvement blessé, l'assaillant restait dimanche matin dans un état critique, selon la porte-parole de la police.
Dans son véhicule, les autorités ont découvert et saisi un très grand nombre d'autres armes, ainsi que des munitions. Le ministre de l'Intérieur a avancé samedi soir l'hypothèse d'un homme sensible aux idées "ultranationalistes". "Tout indique qu'il était fasciné par des idéologies d'extrême droite", a-t-il affirmé. L'assaillant a été identifié dans la presse polonaise comme étant Michal O. Agé de 24 ans, il n'avait pas d'antécédents judiciaires et était membre, avec son père, d'un club de tir, selon les enquêteurs.
L'homme vivait dans un appartement d'Ostrowiec Swietokrzyski, une ville moyenne située à deux heures de route de Cracovie. "Nous avons découvert les corps de trois personnes [dans le logement] : un homme de 53 ans et deux femmes de 52 et 21 ans. Il s'agit des parents et de la sœur" de l'auteur, a déclaré la police dans un communiqué dimanche, précisant qu'ils présentaient "des plaies par balles".
Le Premier ministre, Donald Tusk, évoque un acte de terrorisme. "C'est bien ainsi qu'il faut nommer cet atroce attentat contre la vie des gens ici, à Cracovie." Sur X, il exprime aux victimes et à leurs proches ses "profonds sentiments de compassion", promettant d'élucider "toutes les circonstances de ce crime". Donald Tusk appelle les politiques à ne pas instrumentaliser le drame : "Ne jouez pas de cette tragédie", enjoint-il.
Le président polonais, Karol Nawrocki, a dit prendre acte "avec une immense inquiétude" des informations concernant les faits.