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Le domicile d'un policier visé par un incendie dans le Gers
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Une enquête a été ouverte après l’incendie du domicile d’un policier dans le Gers. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez évoque un "acte criminel" en raison de la profession du propriétaire. S’agit-il de représailles liées à des contrôles ciblant le narcotrafic ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Il ne reste plus grand-chose de la maison du policier. À 6 heures du matin samedi 7 novembre, lorsqu'il rentre de son service, il dit avoir découvert son toit déjà ravagé par les flammes. Les vitres sont brisées et des bidons remplis de gasoil sont retrouvés à l'intérieur. Le policier, âgé de 33 ans, qui vit seul dans la maison, affirme que cet incendie pourrait avoir un lien avec des menaces dont il est victime dans une cité connue pour trafic de drogue et des inscriptions le visant. "Des tags sur les murs mentionnant mon matricule suivi d'inscriptions comme "œil pour œil, baisse la tête quand tu passes devant chez nous"", affirme-t-il.
Une enquête a été ouverte pour incendie volontaire. Dès samedi sur son compte X, le ministre de l'Intérieur réagissait. "Tout laisse à penser que cet acte criminel intolérable a été commis en raison de la profession de ce policier", écrit Laurent Nuñez. À ce stade de l'enquête, aucun élément ne permet de faire le lien entre les menaces subies par le policier et l'incendie de sa maison.
Une équipe de France Télévisions a pu joindre son plus proche collègue. Selon lui, dans leur secteur, il est facile de localiser le domicile d'un policier. "Auch c’est tellement petit qu’il suffit qu’ils vous observent, qu’ils vous suivent à distance pour savoir où habite un policier", assure-t-il.
En attendant les résultats de l'enquête, les syndicats de police alertent sur ces menaces qui se multiplient ces derniers mois. "C'est de plus en plus courant. Je ne dis pas que les auteurs passent à l'acte, mais les intimidations, les menaces, les violences, n'en parlons pas, sont de plus en plus fréquentes à l'endroit des policiers", constate Bruno Bartocetti, secrétaire national zone sud Un1té. Si l'enquête le confirme, ça serait la première fois qu'un domicile de policiers est incendié en représailles.
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