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Actualité : Bricolage électrique : les erreurs classiques qui transforment une simple prise en risque d’incendie
Changer un interrupteur, remplacer une prise par un modèle intégrant des ports USB, déplacer un point lumineux : ces petits chantiers tentent beaucoup d'entre nous. Ces opérations paraissent anodines, mais elles relèvent d’un domaine où l'erreur ne pardonne pas. Voici 10 réflexes à adopter avant de sortir le tournevis.
© Shutterstock / Alina Mosinyan - Bricolage électrique : les erreurs classiques qui transforment une simple prise en risque d’incendie
Avis (évidemment éclairé) aux amateurs de la fée Électricité : un mauvais serrage ou une terre oubliée et le petit bricolage du dimanche se transforme en risque d’incendie ! La norme NF C 15-100 encadre les installations électriques domestiques en France et c’est à raison que certains travaux restent réservés aux professionnels. Remplacer un appareillage existant sur un circuit déjà aux normes demeure néanmoins accessible à un particulier soigneux, à condition de respecter quelques règles de base.
Couper l'interrupteur mural ne suffit pas. Rendez-vous au tableau électrique et abaissez le disjoncteur divisionnaire qui protège le circuit concerné. En cas de doute sur l'identification des départs, n'hésitez pas à couper l'interrupteur différentiel 30 mA en tête de rangée : cela sécurise tout le groupe de circuits sans plonger la maisonnée dans le noir. Si le doute persiste, coupez le disjoncteur général. Mieux vaut travailler à la lampe frontale quelques minutes que de prendre un risque inutile.
Une coupure n'est jamais fiable tant qu'elle n'a pas été contrôlée. Un étiquetage erroné au tableau, un circuit qui en alimente un autre et votre appareillage reste sous tension. Un vérificateur d'absence de tension (VAT) posé sur les bornes vous apporte la certitude attendue. Cet outil homologué remplace avantageusement le “doigt mouillé” ou les tournevis testeurs à néon, proscrits car peu fiables.
Une personne qui réenclenche le disjoncteur pendant que vous avez les doigts sur les fils, et l'incident devient un drame. Posez un mot clair sur le tableau, fermez la porte du local, prévenez explicitement les occupants de la maison. La condamnation physique du dispositif de coupure (par un petit cadenas ou un système dédié) est une pratique courante chez les électriciens, et elle est facile à reproduire chez soi.
Avant de dévisser quoi que ce soit, prenez une photo des connexions. En France, la norme impose la phase en rouge ou marron, le neutre en bleu, et la terre en vert-jaune. Attention toutefois dans l'ancien où ces codes n'étaient pas toujours respectés. Le repérage prend tout son sens sur un va-et-vient ou un circuit qui comporte plusieurs conducteurs, là où l'inversion au remontage se paie cash. Quelques secondes de clichés évitent de longues minutes de tâtonnement.
Une prise ou un point lumineux sans terre dans un logement ancien pose un vrai problème de sécurité. Si le conducteur vert-jaune manque là où il devrait se trouver, le chantier dépasse le simple remplacement et mérite l'avis d'un professionnel. De même, si vous tombez sur des fils grisâtres en aluminium (courants dans les années 1960-1970) et non en cuivre, stoppez tout : le raccordement d'un appareillage moderne en cuivre sur de l'aluminium nécessite une pâte de contact spécifique (type Wago Alu-Plus) pour éviter l'oxydation et les risques d'incendie.
Certains appareillages réclament plus de place que d'autres. Une prise USB, par exemple, est plus profonde qu'un modèle classique, car elle embarque un petit transformateur. Vérifiez la profondeur de votre boîte d'encastrement avant l'achat (privilégiez une profondeur de 50 mm). Une boîte trop peu profonde empêchera le mécanisme de se loger correctement ; forcer dessus abîmera les composants ou pincera les fils. De plus, privilégiez toujours une fixation de l'appareillage par vis : les fixations à griffes sont désormais interdites en neuf par la norme NF C 15-100, car elles finissent par s'arracher.
Des fils oxydés ou abîmés à leur extrémité tiennent mal dans les bor