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Ce qui rend la Coupe du monde 2026 si dangereuse selon les scientifiques
Après quelques jours de fraîcheur, un nouveau pic de chaleur va concerner l'ensemble de la France ce week-end. Il sera particulièrement intense à l'ouest.... Lire la suite
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L'équipe de France, l'Argentine ou encore le Brésil ne devront pas seulement se méfier de leurs adversaires lors de la Coupe du monde 2026. Les joueurs seront confrontés à des contraintes environnementales inédites. Au point que certains chercheurs considèrent déjà ces conditions de jeu comme l'un des principaux défis du tournoi.
Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde de football se déroule simultanément dans trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. Un défi logistique inédit, mais aussi physiologique.
Entre les fortes chaleurs attendues dans certaines villes américaines, les matchs disputés en altitude au Mexique et les longs déplacements entre les différents sites, les joueurs pourraient être confrontés à des conditions particulièrement exigeantes. Plusieurs études scientifiques récentes suggèrent même que l'environnement pourrait influencer les performances autant que les adversaires.
La principale inquiétude concerne la chaleur. Dans une étude publiée en 2024 dans Scientific Reports, des chercheurs ont évalué les risques de stress thermique dans les 16 villes hôtes du tournoi. Leur conclusion est préoccupante : 10 stades présentent un risque très élevé de conditions de chaleur extrême pour les joueurs.
Les situations les plus critiques sont attendues l'après-midi à Arlington, Houston et Monterrey. Les auteurs estiment que les valeurs moyennes de l'indice UTCI, utilisé pour évaluer le stress thermique, pourraient y dépasser 49,5 °C. Dans ces conditions, les joueurs pourraient perdre plus de 1,5 kilo d'eau par heure, un niveau associé à un risque de stress thermique sévère susceptible d'altérer les capacités physiques et cognitives.
Ces préoccupations sont également reprises dans une revue publiée en 2026 dans Sports Medicine. Les chercheurs y soulignent que le Mondial 2026 exposera les équipes à « une combinaison sans précédent de défis environnementaux ». La chaleur figure en tête des facteurs susceptibles d'affecter la santé et la performance des joueurs.
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Comme le rappelle Chris Minson, physiologiste à l'Université de l'Oregon, dans un entretien accordé à Reuters : « 75 % de toute l'énergie que nous utilisons pendant l'exercice est convertie en chaleur. Seuls 25 % environ servent à l'effort physique proprement dit ». Lorsque la température et surtout l'humidité augmentent, le corps peine davantage à évacuer cette chaleur par la transpiration, ce qui accroît encore le risque de surchauffe.