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Rachat de SFR : le président de l’Autorité de la concurrence s’inquiète d’un « risque de coordination » entre les opérateurs
« Une opération qui ne va pas de soi« , ainsi le président de l’Autorité de la concurrence qualifie-t-il le rachat de SFR par Bouygues Telecom, Free et Orange. Et ce alors que le dossier est entré dans une nouvelle phase avec la signature d’un protocole d’accord pour un rachat d’un montant de 20,35 milliards d’euros.
Dans les colonnes du Monde, Benoît Cœuré s’est longuement exprimé sur cette opération et surtout des inquiétudes qu’elle suscite. Le gendarme de la concurrence se méfie notamment d’un risque de hausse des prix et d’entente entre les trois opérateurs.
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Il est un personnage-clé du dossier de la vente de SFR, et pour cause, celle-ci ne peut se dérouler sans son aval. La vente peut même être stoppée net s’il juge qu’elle représente un risque pour le pouvoir d’achat des consommateurs.
La vente de SFR aurait beau redonner un coup de fouet à un marché des télécoms au ralenti et coller à la nouvelle doctrine de Bruxelles pour dynamiser l’économie européenne, l’opération ne peut être encouragée si elle pèse sur le portefeuille des consommateurs.
Nous restons très attentifs au pouvoir d’achat. Il est impossible d’expliquer aux Français que l’on va encourager des opérations qui vont rendre plus difficile pour eux de boucler leurs fins de mois.