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Test Kingston Fury Renegade G5 : le SSD PCIe 5 qui brûle la gomme, mais alors vraiment
Primo-arrivant sur le segment des SSD compatibles avec l'interface PCIe Gen 5.0, le Kingston Fury Renegade G5 se positionne comme un module de stockage de choix destiné aux gamers et utilisateurs avancés.
Il était temps que le comparatif de SSD des Numériques intègre enfin l’arrivée de Kingston dans l'ère du PCIe 5.0. Le constructeur de modules de stockage s’appuie sur sa gamme gaming Kingston Fury pour tenter de rattraper la concurrence dans la course aux débits fous… et aux tarifs stratosphériques, puisque le Kingston Fury Renegade G5 s'échange autour de 280 € au moment de notre test.
Contrairement au précédent modèle de la gamme testé dans nos colonnes, le G5 fait l'impasse sur un dissipateur thermique volumineux — un point crucial à noter pour quiconque compte l'installer sans exploiter le radiateur intégré de sa carte mère.
Décliné en capacités de 1 To, 2 To et 4 To, c'est le modèle de 2 To qui est aujourd'hui au centre de nos attentions. Il embarque un contrôleur Silicon Motion SM2508, un habitué des SSD haut de gamme, que l'on retrouve aussi sur le Lexar NM1090 Pro et le WD Black SN8100. Tout comme ce dernier, le Renegade G5 s'appuie sur des puces de mémoire NAND TLC BiCS8 signées Kioxia.
Néanmoins, le SSD de Kingston se distingue par l'intégration d'une puce de cache DRAM de 2 Go afin d’optimiser ses performances via l'indexation de sa structure interne. Mais plus le temps passe, plus ce facteur a tendance à passer au second plan, même sur les modules avancés. Reste désormais à découvrir si cette fiche technique prometteuse se traduit par des performances de haut vol, à l'image du leader actuel de notre comparatif. Le module affiche par ailleurs une endurance de 2000 TBW (Terabytes Written).
Notre protocole habituel pour évaluer la taille du cache pSLC (le mode le plus véloce lors des gros transferts) consiste à écrire un flux séquentiel de blocs de 1 Mo sur l'intégralité du disque. Cela permet de déterminer à partir de quel point les performances atteignent leur plafond. Ce genre d'opération est rarissime au quotidien, même lors de l'installation d'un jeu lourd dont les fichiers dépassent rarement quelques dizaines de gigaoctets. Ce benchmark est donc présenté à titre d’illustration.
Le Kingston Fury Renegade G5 s'en tire haut la main : il maintient un débit de croisière d'environ 10 Go/s avant de commencer à osciller une fois le cap des 40 % d'espace saturé franchi, pour s'établir à une moyenne finale de 8272 Mo/s.
Qui dit SSD PCIe Gen 5.0 dit inévitablement pics de température élevés lorsque le module est sollicité au maximum. Lors d'une simulation d'utilisation intensive via CrystalDiskMark, le Kingston Fury Renegade ne déroge pas à la règle et grimpe jusqu'à 93,1 °C au niveau de son contrôleur, tandis que les sondes internes indiquent des températures oscillant autour de 95 °C sur notre outil de monitoring.
Fort heureusement, les cartes mères équipées d'un ou deux slots PCIe Gen 5.0 intègrent quasi systématiquement un dissipateur thermique, indispensable pour éviter l'étranglement thermique (thermal throttling). Pour notre test, nous avons ainsi mis à contribution le heatsink de notre carte mère Asus ROG Crosshair X670E.
Le Kingston SSD Manager donne un accès simplifié aux outils de suivi habituels, comme la température, la santé du disque et les mises à jour. L'interface accuse néanmoins le poids des années, même si elle reste fonctionnelle.