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De jeunes hommes, souffrant d'addictions ou de troubles mentaux... Quels profils figurent parmi les 184 personnes interpellées pour des incendies depuis début juillet ?
Depuis le 6 juillet, 184 personnes ont été arrêtées pour des départs de feu, a annoncé, mardi, le ministre de l'Intérieur. Cinq ont été condamnées à de la prison ferme et 15 sont en détention provisoire dans l'attente de leur jugement.
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Il est soupçonné d'être à l'origine d'une série de départs de feu de végétation qui ont détruit plusieurs hectares de maquis et de forêt à Brignoles, Cabasse et Vins-sur-Caramy, dans le Var. Un homme de 23 ans a été mis en examen pour "destruction par incendie" et placé en détention provisoire, a confirmé, mardi 28 juillet, lors d'un point-presse, la procureure adjointe de Draguignan, Laurence Barriquand. Il encourt 15 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d'amende, car il n'y a pas de blessé pour l'instant, mais la peine pourrait s'alourdir le cas échéant, a précisé la magistrate. Elle n'a pas souhaité en dire davantage, "pour la sérénité de l'enquête".
Son cas est loin d'être isolé : alors que les flammes ravagent des milliers d'hectares en France depuis le début de l'été, le ministre de l'Intérieur a annoncé sur le réseau social X, mardi après-midi, 184 interpellations pour des incendies depuis le 6 juillet. Signe d'une réponse pénale rapide et sévère, cinq condamnations à de la prison ferme ont été prononcées et 15 personnes placées en détention provisoire dans l'attente de leur jugement, a détaillé Laurent Nuñez, la veille, lors du compte-rendu du Conseil des ministres. Les enquêtes se poursuivent afin d'identifier les auteurs des départs de feu, a ajouté le ministre, sans donner davantage de précisions sur leurs profils.
Voici les éléments que franceinfo a pu rassembler, à partir des informations données par les procureurs et relayées dans la presse régionale.
Dans le courant du mois de juillet, certaines personnes interpellées ont pu être jugées et immédiatement condamnées. C'est le cas d'un quadragénaire, qui a écopé, le 17 juillet, de trois ans de prison dont deux ferme, pour trois récents départs de feu dans la forêt vosgienne de Raon-L'Etape. "Seuls quelques mètres carrés de végétation sont partis en fumée", souligne L'Est républicain, qui rapporte cette affaire. Néanmoins, le tribunal d'Epinal (Vosges) a suivi le ministère public, lequel a insisté sur la "gravité" des faits.
D'après L'Est républicain, cet homme vivait dans cette forêt depuis le printemps afin d'entamer plus facilement un sevrage de sa consommation de drogues. Dans la nuit du 14 au 15 juillet, "il a brûlé des touffes d'herbes pour rendre sa couche plus agréable". La psychiatre qui l'a expertisé "a concédé une fascination pour le feu", sans conclure à une pyromanie. Car, loin des idées préconçues, ce terme, souvent utilisé à tort, définit un trouble psychiatrique qui repose sur une définition précise et restrictive. Il doit, pour être diagnostiqué, remplir six critères cumulatifs, dont la fascination pour le feu, mais pas seulement. La pyromanie est donc rare parmi les personnes condamnées pour des allumages d'incendies.
D'autres troubles sont relevés chez les incendiaires. Ainsi, un homme de 36 ans autiste et alcoolique a été condamné le 20 juillet à 18 mois de prison, dont six mois ferme avec incarcération immédiate, par le tribunal de Perpignan qui a retenu l'altération de son discernement, c'est-à-dire une lucidité diminuée et une perte de contrôle au moment des faits. Il avait mis le feu à l'aide d'un sac rempli de déchets, d'un aérosol et d'un briquet, brûlant 100 m² de végétation à Saint-Estève, dans les Pyrénées-Orientales, rapporte France 3 Occitanie. La consommation d'alcool est aussi pointée chez un homme de 39 ans interpellé dans le Var le 25 juillet, et jugé mercredi pour un incendie volontaire, et un autre d'une trentaine d'années, condamné mardi à quatre ans de prison dont 18 mois avec sursis pour avoir déclenché deux incendies avec des mégots à quelques kilomètres de Biscarrosse (Landes), et agressé sexuellement des