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Après la mort d'une femme dans un institut de beauté de Nice, la piste d'une injection illégale de botox envisagée
Trois personnes étaient en garde à vue, mercredi, après le décès d'une femme de 25 ans lundi après-midi dans un institut de beauté de la ville.
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Que s'est-il passé dans cet institut de beauté de Nice ? Trois personnes ont été placées en garde à vue, mercredi 29 juillet, après la mort d'une femme de 25 ans lundi après-midi dans ce centre d'esthétique. Les trois personnes placées en garde à vue sont deux jeunes femmes, l'une d'une vingtaine d'années, l'autre trentenaire, présentée comme la gérante, et un homme.
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Selon le quotidien Nice-Matin, qui a révélé l'affaire, la jeune femme venue pour une prestation dans le salon a fait un malaise lundi en début d'après-midi. Lorsque les policiers sont appelés, la jeune cliente est en détresse respiratoire. Arrivés sur place, ils ne peuvent que constater le décès de cette dernière.
Les causes sont inconnues dans l'immédiat, mais une enquête a été ouverte pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles, et confiée au service local de la police judiciaire. Le spectre d'injections illégales de botox plane dans cette affaire.
Officiellement, le salon propose des soins pour les ongles, les cheveux, les cils, mais pas d'injection. Pourtant, les enquêteurs découvrent sur place des seringues, des médicaments et des produits à injecter. Selon les premiers éléments de l'enquête, la cliente venait bien pour une injection de botox, mais il est trop tôt à ce stade pour savoir si sa mort est en lien avec une telle pratique. Il faudra attendre les résultats de l'autopsie et des analyses toxicologiques.
Depuis plusieurs années, les autorités sanitaires alertent sur ces injections illégales, qui peuvent provoquer la mort. En mars dernier, sur franceinfo, le président du Syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE) avait demander "à ce qu'on sévisse contre les injectrices illégales".
"Le syndicat alerte depuis 2022 toutes les autorités sanitaires et judiciaires" sur ce sujet, explique Adel Louafi. Selon lui, "ce n'est pas le produit qui est dangereux, ni l'acide hyaluronique, ni le botox, mais ce sont les conditions dans lesquelles sont faites ces injections illégales, qui sont faites par des gens qui ne connaissent rien à l'anatomie et qui achètent des produits sous le manteau, qui sont dangereuses". "Aujourd'hui la réglementation existe, on n'a pas besoin de plus de lois", assurait-il, soulignant que la vraie urgence est "de sévir sur ces injectrices illégales qui ont pignon sur rue", comme "des instituts de beauté" ou sur les réseaux sociaux.
"Derrière ces injectrices illégales, il y a des réseaux mafieux. Ces réseaux vont menacer de mort les patientes victimes et donc elles ne portent pas plainte", alertait le docteur Adel Louafi. "Il ne faut pas attendre les plaintes, il faut que les préfets se saisissent de ces affaires, qu'ils fassent fermer ces instituts qui font des actes illégaux", avait-t-il conclu.