// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Nice : une femme meurt après une injection illégale dans un institut de beauté
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
À Nice (Alpes-Maritimes), une jeune femme de 25 ans est morte dans un salon de beauté. Elle aurait fait une violente réaction allergique après une injection de lidocaïne, un anesthésiant utilisé avant certaines injections esthétiques. Trois personnes ont été mises en examen.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Rideau baissé, scellé par la police, avec une inscription : homicide involontaire. C'est dans un salon de beauté qu'une jeune femme de 25 ans est morte lundi 27 juillet, après des injections clandestines. Les riverains sont sous le choc : "C'est un terrible drame qui ne devrait pas arriver" ; "Ce n'est pas la première fois que j'entends qu'il y a eu des petites dérives comme ça. C'est quelque chose qui devrait être plus réglementé, je pense."
La cliente, venue pour des injections de botox au niveau du fessier, a fait un malaise après une piqûre de lidocaïne, un produit anesthésiant. Les secours n'ont pas pu la réanimer. Des injections totalement illégales, selon le procureur de la République de Nice (Alpes-Maritimes) : "La personne ayant pratiqué l'injection ne disposait ni de réelles formations, ni d'autorisations pour pratiquer des injections qu'elle réalisait à la demande, sur sollicitation via le bouche-à-oreille."
Un drame qui en rappelle un autre. En mars dernier, à Villeurbanne (Rhône), une femme de 38 ans a succombé à une injection d'acide hyaluronique. Des pratiques illégales en constante augmentation, réalisées dans des salons clandestins.
Sur les réseaux sociaux, les offres pullulent. Injection, application. Selon les spécialistes, 40 % des injections sont réalisées par des personnes non qualifiées. Il s'agit pourtant d'actes médicaux. "Il faut que ce soit fait par un médecin, parce qu'il faut connaître le nettoyage de la peau, donc l'asepsie. Il faut connaître le plan dans lequel on injecte, il faut savoir comment injecter, il faut savoir ce que l'on injecte. Et donc il faut comprendre qu'un, ils risquent leur vie et deux, on ne peut pas tout régler, on ne peut pas tout traiter", explique le docteur Catherine Bergeret-Galley, présidente du syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE).
À Nice, la gérante du salon et la femme qui a procédé à l'injection ont été mises en examen et placées en détention.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Après les incendies, 144 000 habitants des communes évacuées sont de retour chez eux en Gironde