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Test XGIMI Elfin Flip 4K : le projecteur à déplacer sans modération, aussi à l’aise en soirée qu’en mode ciné
En milieu de gamme, les vidéoprojecteurs demandent souvent au consommateur de choisir entre une qualité d’image décente et un objet convivial, facile à transporter et configurer. Le nouvel Elfin Flip 4K de XGIMI rebat les cartes avec son triple laser, sa définition 4K, son zoom optique et ses quelques 1 600 lumens qui lui donnent une vraie polyvalence. On se laisse charmer par son look, son format compact et par le potentiel d’une machine qui se veut grand public tout en conservant des arguments intéressants.
Des arguments qui devraient, en toute logique, nous faire oublier l’absence d’une matrice 4K native, remplacée par une puce DMD de 0,39 pouce. Car, avant toute chose, il faut garder à l’esprit que l’Elfin Flip 4K n’a pas vocation à remplacer un vidéoprojecteur home cinéma installé dans une salle dédiée. XGIMI vise ici un public qui veut projeter facilement un film, une série ou une partie entre amis, sans passer une heure à installer son matériel. Pour 999 euros, l'Elfin Flip 4K est-il le projecteur qui fait sens en cet été caniculaire ? Réponse après plusieurs jours de prise en main au quotidien.
La marque XGIMI a la réputation de soigner le premier contact, et c’est une promesse tenue avec ce boîtier dont le corps pivote autour de son axe. La présentation est léchée et on trouve vite ses marques avec l’Elfin Flip 4K, qui s’accompagne d’une petite télécommande et d’un bloc d’alimentation tout à fait discret.
Le boîtier est léger et compact, avec un petit 1,55 kg sur la balance. De quoi l’emporter facilement du salon à la chambre sans que cela ne devienne une mission. On apprécie également son design pivotant, hérité de son prédécesseur, qui permet de protéger la lentille lors du rangement. Bonne surprise, la chauffe est correctement évacuée et, à deux mètres du projecteur, le souffle reste présent mais s’oublie rapidement pendant un film. Il ne nous a jamais paru suffisamment marqué pour couvrir les dialogues.
La légèreté du boîtier a cependant un petit revers. La stabilité de l’ensemble reste correcte sur un support rigide, mais celui-ci peut être facilement mis à mal par les vibrations du meuble sur lequel il repose. Le problème est cependant oublié sur un support parfaitement stable, tandis qu’un pas de vis permet d’envisager une fixation au plafond ou sur un support dédié.
L’Elfin Flip 4K s’ajuste de manière automatique dès les premiers instants, mais l’argument du zoom optique fait mouche sur un segment où certains projecteurs se contentent d’un zoom numérique qui perd rapidement en netteté. Il est donc relativement facile d’ajuster la taille de l’image et de retrouver une mise au point satisfaisante à l’aide de la télécommande. L’ajustement automatique suffit aussi pour obtenir une image nette, notamment après avoir déplacé le projecteur du salon à la chambre.
Convivial, mais aussi rapide : c’est un vrai plaisir de connecter l’Elfin Flip 4K à son réseau Wi-Fi et à son compte Google TV. Chronomètre en main, moins de trois minutes nous séparent du branchement de notre premier programme. Ces premières impressions sont cruciales pour le consommateur qui recherche une expérience plug and play avant de se perdre dans les réglages.
L’image est typiquement celle d’un DLP moderne : très nette, avec un bon piqué et une sensation de précision qui saute immédiatement aux yeux. Les couleurs sont volontairement flatteuses, sans pour autant tomber dans l’excès. La source triple laser participe à cette impression en offrant une palette riche et lumineuse, particulièrement mise en valeur dans les couleurs chatoyantes d’une partie de Mario Kart ou dans les tons chauds et les étendues de sable de Dune. À plus de trois mètres de recul, l'image conserve cette impression de netteté, sans donner le sentiment de s’effondrer sur une grande diagonale.
Comme c’est le cas sur les vidéoprojecteurs sur cette fourchette de prix, l’Elfin Flip 4K ne délivre pas une 4K native : sa puce DLP de 0,39 pouce utilise un système de pixel shifting,