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"L'argent public a servi à replanter essentiellement du pin maritime" : en Gironde, l'épineuse question de la reconstruction des forêts dévastées par les incendies
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Jérôme Cathala
En Gironde, l'association de défense des forêts Canopée appelle à planter davantage de feuillus, comme des chênes ou des hêtres, qui sont moins inflammables que les pins.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Depuis le début de l'année en France, 117 000 hectares sont partis en fumée. Face aux images accablantes de forêts brûlées, une question : comment reconstruire les territoires dévastés par les flammes ? L'association de défense des forêts Canopée appelle à planter davantage de feuillus, comme des chênes ou des hêtres, qui sont moins inflammables que les pins.
"On a eu le même cas en 2022 après les incendies, on nous a promis qu'on reconstruirait le massif différemment et ce n'est pas ce qui s'est passé. L'argent public a servi à replanter essentiellement du pin maritime", affirme Sylvain Angerand, directeur de Canopée.
De son côté, le maire de Biganos, une commune de Gironde couvrant plus de 5 000 hectares de forêt, renvoie la responsabilité aux organismes publics. "L'Institut national de recherche agronomique et environnementale que nous avons en Gironde fait des expériences, et on s'aperçoit qu'il y a des arbres qui poussent très bien et il y en a d'autres qui poussent beaucoup moins bien", déclare Bruno Lafon, également président de la DFCI Nouvelle-Aquitaine.
Autre élément majeur pour éviter de futurs incendies : la création de pare-feu qui prennent notamment la forme de pistes débroussaillées. Alors que la filière bois de la forêt des Landes de Gascogne génère chaque année 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, l'association Canopée pointe du doigt le rôle crucial des sylviculteurs. "On manque de pare-feu. Il y a une responsabilité de la filière qui est très forte. Essayer de faire croire que ce sont les écologistes qui ne veulent pas de pare-feu... On veut des pare-feu, mais qui a planté les arbres sur les pare-feu ? Ce sont les forestiers", dénonce Sylvain Angerand.
Face à l'urgence, le Premier ministre Sébastien Lecornu promet que la nation sera au rendez-vous et annonce la nomination d'un coordinateur national pour la reconstruction des territoires brûlés.
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